
Le maire Régis Labeaume refuse de commenter l'altercation qui l'a opposé à un citoyen, avec son chef de cabinet et des conseillers municipaux, hier, lors de l'adoption du règlement qui encadre la tenue de manifestations à Québec.
Selon des images captées par une caméra de Radio-Canada, il y aurait eu échange verbal, dans la salle du conseil, entre le maire et ce citoyen, qui aurait été bousculé par le chef de cabinet du maire, Louis Côté.
Par la suite, en sortant de la salle, le citoyen aurait bousculé le conseiller municipal Steve Verret, qui s'est retrouvé au sol. Ont suivi des échanges verbaux musclés et l'homme a été arrêté par des policiers et relâché sous promesse de comparaître.
David Gagnon, 44 ans, un enseignant en littérature au CEGEP de Sainte-Foy, pourrait être accusé de voies de fait sur le conseiller Verret. Il cependant lui-même déposé une plainte contre le chef de cabinet, Louis Côté.
Aujourd'hui, le maire Labeaume est donc venu au devant des questions des journalistes, lors d'un point de presse sur un autre sujet, pour dire qu'il n'est pas question pour lui d'émettre quelque commentaire que ce soit.
«- Mon devoir et mes responsabilités exigent que je ne fasse, pour le moment, aucune déclaration sur les événements d'hier. Je vouis demande de respecter ces obligations-là. Je présume que vos chefs de pupitre vous poussent dans le dos, on comprend ça, mais je vais m'en tenir à ça.
- Est-ce que ça vous inquiète ce qui s'est passé hier, quand on considère ce qui s'en vient?
- Mon devoir et mes responsabilités exigent que je ne fasse aucune déclaration, pour le moment et pour la semaine, sur tout ça.»
Même discrétion de la part du conseiller Verret qui, rencontré par hasard, s'est limité à dire qu'il allait bien.

Plus volubile, le porte-parole de la Ville de Québec, Jacques Perron, expliquait ce matin qu'on avait vraiment été pris de cours et qu'on n'avait pas pensé à renforcer le dispositif de sécurité de l'hôtel de ville, à l'occasion de ce vote sur le règlement concernant la tenue de manifestations.
Les deux seuls policiers qui se trouvaient sur place étaient affectés à la salle du conseil et occupés par les incidents qui s'y déroulaient et ce sont des citoyens qui, descendant de la salle du conseil, ont ouvert la porte principale de l'immeuble, verrouillée de l'extérieur.
Une cinquantaine de manifestants en ont profité pour s'engouffrer à l'intérieur et voyant cela, l'agent de sécurité de service à la réception a aussitôt contacté M. Perron, qui s'est retrouvé dans l'escalier, à retenir les manifestants pour les empêcher de se rendre à la salle du conseil.
«Ça fait partie des petites clauses d'un contrat de travail que, quand même, on doit garder un certain contrôle. (...) Je ne suis pas tellement quelqu'un de peureux par nature. La vie que j'ai menée fait qu'il n'y a pas beaucoup de choses qui m'impressionnent, maintenant.»
Reste que tout cela amène les autorités de la Ville de Québec à repenser le dispositif de sécurité de l'hôtel de ville. On pense notamment à le renforcer, au cas-par-cas, lorsqu'on estime que c'est nécessaire.
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