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Une citoyenne du Vieux-Saint-Jean a reçu pas moins de sept constats d'infraction de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu pour ses pitbulls, trop bruyants et trop nombreux.
Nathalie Livernois, qui habite dans une habitation à loyer modéré (HLM), explique qu'elle en a pour près de 1 000 $. «Ça fait beaucoup d'argent. Je suis étudiante et je n'ai plus accès aux prêts et bourses. Avec deux enfants, ce n'est pas évident financièrement», précise cette étudiante en administration à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).
Selon le règlement de la Ville, il est interdit de posséder plus de deux chiens par logement en milieu urbain. Le règlement stipule aussi que les propriétaires d'une chienne qui donne naissance à des chiots ont 90 jours pour se débarrasser des rejetons.
Les démêlés de cette résidente de la rue Saint-Charles avec le Service d'urbanisme de Saint-Jean ont commencé au mois de mars. Deux des trois chiens de Mme Livernois, des pitbulls pur sang, ont donné naissance à douze chiots, dont les jappements incommodent les voisins.
Mme Livernois a reçu plusieurs constats d'infraction, dont le prix varie entre 50 $ et 150 $, pour nuisance à cause de l'aboiement des chiens. Elle a reçu également un constat parce qu'elle possédait trois chiens adultes.
«L'huissier n'en revenait pas. Il arrivait à coup de deux ou trois tickets», se souvient-elle.
Pour se conformer au règlement, Mme Livernois a dû se défaire d'un de ses trois chiens adultes. Il ne lui reste aujourd'hui que deux chiens et un chiot, en plus des chats et des oiseaux qu'elle héberge également. Elle soutient qu'elle ne pouvait pas se départir de ses chiennes plus tôt, étant donné qu'elles allaitaient encore les poupons.
Elle compte contester les six constats pour nuisance, puisque les chiots n'étaient pas encore âgés de trois mois.
«Le dernier chiot est parti alors qu'il ne me restait que deux jours pour m'en départir. J'ai pris mon temps pour m'assurer que mes chiens étaient bien. C'est ma responsabilité de leur trouver une bonne place», souligne-t-elle.
Elle ajoute qu'il est important d'attendre que les chiens ne soient plus bébés avant de les donner, pour s'assurer que les futurs propriétaires aiment toujours leur protégé à quatre pattes une fois adulte.
Mme Livernois déplore que la Ville restreigne le nombre de chiens.
«C'est complètement absurde, lance-t-elle. Il y en a qui ne sont pas responsables, mais quand on s'occupe bien des chiens, je ne vois pas où est le problème. Mes animaux ne sont pas maltraités.»
Du côté de la Ville de Saint-Jean, on confirme que des interventions ont eu lieu, mais que le dossier est clos depuis quelques semaines.
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