Le PQ et la région de Québec

Tramway, Jeux d'hiver et... manège militaire

Première publication 17 août 2012 à 19h06
TVA Nouvelles

C'est au tour du Parti québécois de dévoiler ses engagements pour la région de Québec.

Parmi ces engagements : le prolongement de la promenade Samuel de Champlain jusqu'au parc de la Chute-Montmorency, un appui au projet de tramway du maire Labeaume, un appui, même, à une éventuelle candidature aux Jeux olympiques d'hiver.

Mais, d'ici là, pour ce qui est du projet d'anneau de glace couvert du maire Labeaume, le PQ promet d'étudier le dossier, sans plus.

Par ailleurs, le PQ veut reprendre au fédéral le Manège militaire de la haute-ville, qui a été incendié il y a quatre ans.

«Cette blessure en plein coeur de notre colline parlementaire doit être soignée, et très rapidement», de dire Pauline Marois.

Et puis, sur la scène internationale, Pauline Marois estime que Québec à un rôle plus important à jouer que celui d'une carte postale. Elle rêve d'équipes de hockey 100% québécoises dans les compétitions internationales.

«Je serais très fière, comme tous les Québécois, de voir certains des meulleurs joueurs de hockey du monde, les nôtres, jouer avec un chandail fleurdelysé»

Point important, Pauline Marois n'a pas chiffré ses engagements pour Québec. Son cadre financier sera déposé, dit-elle, en temps et lieu.

Sans surprise, ses adversaires se disent déçus de cette plate-forme, à commencer par Gérard Deltell, candidat caquiste dans Chauveau..

«La découverte du siècle : des équipes sportives made in Québec. Alors, ça, c'est typiquement péquiste : on va planter des drapeaux, mais on ne va pas s'occuper des infrastructures sportives locales.»

«Tout ce qu'elle nous offre, à Québec, ce n'est qu'une chicane, dans le sens qu'elle veut récupérer une bâtisse fédérale pour pour la rénover», d'ironiser Sam Hamad, candidat libéral dans Louis-Hébert.

Pas de lock-out pour les villes

Cela dit, sous un gouvernement péquiste, les chances sont minces pour que la priorité numéro un du maire de Québec, qui réclame le droit de lock-out pour les municipalités, se concrétise. Une boîte de pandore que Pauline Marois n'est pas prête à ouvrir.

«Comment va-t-on faire face, à ce moment-là, aux policiers et aux pompiers ? Est-ce qu'on peut exercer le lock-out vis-à-vis les policiers et les pompiers? Je ne crois pas qu'on puisse changer de stratégie à cet égard-là. Il faudra continuer à ramasser nos vidanges, nos rebuts. Alors, il faudra, encore une fois , avoir des services essentiels.»

Régis Labeaume étant en vacances, c'est son attaché de presse qui a dit regretter le refus de Mme Marois.

«Le maire avait souhaité justement qu'il y ait un débat national, là-dessus. Et est-ce qu'une élection provinciale, ce n'est pas le bon moment pour aborder des questions comme celle-là», de s'interroger Paul-Christian Nolin.

Après le Parti Libéral et le Parti Québécois, ce sera au tour de la Coalition avenir Québec de présenter sa plate-forme pour Québec, la semaine prochaine.

 
 
 
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