Après l'affaissement d'un stationnement

Les vestiges du fort Numéro-Deux mises à jour

Première publication 26 août 2012 à 23h30
Les vestiges du fort Numéro-Deux mises à jour
Crédit photo : gracieuseté
Par Andréanne Huot | Agence QMI

L'affaissement d'une partie du stationnement de Desjardins Assurances générales a causé une surprise à Lévis en faisant ressurgir les imposants vestiges du fort Numéro-Deux.

L'existence de ce site historique sous le stationnement était connue de la direction générale, qui ne souhaite pas attirer l'attention sur l'endroit «afin de protéger les vestiges des pilleurs et assurer la sécurité des citoyens», a indiqué le porte-parole du Mouvement Desjardins, Richard Lacasse.


(Crédit photo: gracieuseté)

Dès que les vestiges ont été découverts en juin, après un affaissement de sol probablement relié à la présence de l'ancienne construction, l'entreprise a tout de suite avisé le ministère de la Culture, Parcs Canada ainsi que la Ville de Lévis. «L'objectif de l'entreprise est de collaborer avec les autorités [...] Par la suite, le site a été refermé à l'aide de plaques d'acier afin d'éviter les accidents.» La direction en a par ailleurs refusé l'accès au Journal pour des raisons de sécurité.

Conservation

Puisque Desjardins est propriétaire du site, c'est l'entreprise qui est responsable de la conservation et de la protection des lieux. «Parcs Canada a donné un coup de main à Desjardins pour les relevés, le positionnement des vestiges et pour les informations qui sont en notre possession», a expliqué le directeur pour la région de Québec de Parcs Canada, Hugues Michaud.

Lorsque le ministère de la Culture a été informé de la découverte, il a tenu des rencontres avec l'entreprise et des experts en archéologie du ministère pour déterminer la suite des choses. «Depuis, on est en processus d'évaluation et l'expertise archéologique n'est pas encore terminée. On n'en sait pas plus pour l'instant et on ne sait pas ce que l'on fera avec les vestiges», a indiqué Claudine Bertrand, porte-parole du ministère.

Aucun plan

Chose certaine, la couche d'asphalte qui recouvre les lieux a probablement permis de protéger le site, dont il n'existe aucun plan détaillé, comme en témoignent les photographies transmises au « Journal de Québec ».
Les résultats des études ne seront pas connus avant l'automne. Par la suite, ce sera à Desjardins et à la Ville de Lévis de voir quel sera le meilleur moyen de protéger et de documenter la présence du fort Numéro-Deux.

Pour se protéger des Américains

La construction des forts de Lévis a débuté en 1865 par les Britanniques. Ces bâtiments militaires ont été érigés en prévision d'une attaque des Américains, pour la somme de 200 000 livres sterling, après les conclusions de la commission Gordon sur la défense du Canada.

Aucune guerre n'a justifié l'utilisation des trois forts. En effet, en 1871, avant même la fin de la construction du fort Numéro-Un, la signature du Traité de Washington a mis fin à la possibilité de conflits armés avec les États-Unis. Les forts ont servi à l'entraînement des troupes canadiennes et à l'entreposage de munitions.

Terrain de baseball

Avant d'être démoli et de céder sa place au siège social de Desjardins Assurances générales en 1963, le champ de parade du fort a longtemps servi de terrain de baseball. Quant aux voûtes, elles étaient utilisées par la Ferme de champignons Lévis inc. pour la culture de cet aliment. L'entreprise a été évincée quelques années avant sa vente à Desjardins puisque la cession de 1949 ne permettait l'utilisation des lieux que pour des fins récréatives.

 
 
 
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