
Le bilan de l'éclosion de légionellose d'établit maintenant à 141 cas, dont 9 décès, à Québec, selon le dernier bilan rendu public par la Direction régionale de la santé publique.
Et, pendant que le bilan d'alourdit, bien des gens, dans la basse-ville, se demandent pourquoi on n'a pas encore rendu public l'emplacement des tours de refroidissement qui pourraient être à la source de la contamination.
Mardi, en effet, la DSP laissait entendre qu'environ le tiers des quelque 100 tours visitées dans le cadre de la vaste campagne d'échantillonnage entreprise la semaine dernière étaient insalubres.
Dans les commerces du quartier Saint-Roch, qui se trouve au centre du périmètre de contamination, on dit que l'éclosion de légionellose n'a eu aucun effet sur l'achalandage des commerces jusqu'ici mais on voudrait que la DSP lève le voile sur l'emplacement de ces tours insalubres.
«Effectivement, on voudrait savoir si on est concernés ou pas (...) C'est difficile pour nous et, effectivement, ce serait intéressant qu'on cible les gens concernés», explique Stéphane Sabourin, directeur général de la Société de développement commercial du Centre-ville.
À la Direction de la santé publique on dit attendre un avis légal avant de dévoiler ce qui pourrait être les sources de l'éclosion. La Ville de Québec, elle, dit que celles de ses propres installations qui ont été inspectées ne présentaient aucune contamination.
En tous cas, l'avocat spécialisé en santé, Jean-Pierre Ménard, doit donner un point de presse jeudi.
En compagnie de Solange Allen, veuve d'une victime de la légionellose, il va demander la tenue d'une enquête publique du coroner sur l'éclosion de légionellose afin de «comprendre ce qui est survenu et pour éviter qu'une situation comme celle qui prévaut présentement ne se reproduise», précise la convocation.
Et puis, si les commerçants ne sentent pas les effets de l'éclosion de légionellose, c'est par contre le cas de certains hôpitaux de Québec, indique Geneviève Dupuis, porte-parole du CHUQ.
«C'est sûr que ça crée une pression supplémentaire sur les soins intensifs des cinq établissements du CHUQ. Un peu plus achalandé à l'Hôtel-Dieu de Québec et à l'Enfant-Jésus. Mais on a d'autres cas à travers ça : il n'y a pas que des cas cas de légionellose aux soins intensifs. C'est la même situation pour les urgences.»
Mais, pour le reste, la situation demeure sous contrôle et Mme Dupuis précise qu'en cas de surachalandage, on a déjà prévu d'avoir recours au plan de contigence qui avait été mis au point lors de l'épisode de la grippe A H1N1.
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