
Au lendemain des élections, c'est sans aucun doute l'attentat survenu au Métropolis lors du discours de Pauline Marois qui retient l'attention à Québec.
Alors que beaucoup de questions demeurent sans réponse, les militants péquistes présents ce matin au local électoral d'Agnès Maltais étaient encore sous le choc. Ils n'en reviennent pas qu'on ait pu vouloir s'en prendre au parti ou à son chef.
Si certains étaient trop bouleversés pour commenter, d'autres ont dit préférer ne pas imaginer ce qui se serait produit si l'arme de l'individu ne s'était pas enrayée. Ils ont aussi eu une pensée pour les victimes des tristes événements.
«Ça vient assombrir... Au Québec on ne pensait pas que des choses comme ça pouvaient arriver.» a réagi l'agent officiel du parti, Jean-Pierre Dugas.
De son côté, Agnès Maltais, qui a été réélue dans la circonscription de Taschereau, refusait de parler avant que Pauline Marois se soit adressée à la presse, en après-midi.
Peu après les événements, hier soir, une dizaine de jeunes électeurs se sont d'ailleurs rassemblés spontanément devant l'Assemblée nationale pour une vigile.
Ce matin, aucune mesure particulière ne semblait avoir été prise au niveau de la sécurité entourant le Parlement.
Refusant de donner des détails concernant les mesures de protection entourant Pauline Marois ainsi que les autres élus, le Service de sécurité de l'Assemblée nationale affirme cependant prendre les événements d'hier très au sérieux et assure avoir pris toutes les mesures nécessaires afin d'assurer la sécurité des élus au Parlement.
De passage à Québec, pour annoncer la mise en place de deux programmes visant à contrer la pénurie de main d'oeuvre dans certains secteurs, le ministre fédéral Christian Paradis a condamné l'attentat «dégoutant et inacceptable» du Métropolis
«C'est le genre de chose qu'on ne devrait pas voir dans une démocratie comme la nôtre»
Questionné sur l'abolition du registre des armes d'épaule et le refus d'Ottawa d'en remettre la liste aux provinces, le ministre Paradis a expliqué que de maintenir ce registre n'aurait rien changé aux événements de mardi soir puisque le fusil d'assaut de type AK-47 présumément utilisé par l'attaquant est une arme prohibée alors que le registre des armes d'épaule s'intéresse aux armes de chasse.
«Je pense qu'il ne faut pas prendre un événement malheureux comme ça et faire un débat politique sur une question qui n'est pas la bonne. Factuellement parlant, c'est disgracieux, ça dégoûte tout le monde mais il faut aussi faire la part des choses.»
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