Légionellose à Québec

Trois nouveaux cas

Première publication 14 septembre 2012 à 11h51
Mise à jour : 14 septembre 2012 à 23h31
TVA Nouvelles et Agence QMI

Le bilan de l'éclosion de légionellose, à Québec s'alourdit de trois nouveaux cas.

Cela porte donc à 180 le nombre des cas recensés depuis le début de l'éclosion, à la mi-juillet, parmi lesquels on compte 13 décès.

Même si ces nouveaux cas arrivent après une accalmie, la Direction de la santé publique de la Capitale Nationale continue de dire que la situation est maintenant sous contrôle.

Elle ne s'inquiète pas non plus de ce que le troisième nouveau cas soit celui d'une personne dont les symptômes sont apparus le 4 septembre, après l'opération de nettoyage des tours de refroidissement des grands systèmes de climatisation du centre-ville. On dit qu'il peut arriver que la période d'incubation de la maladie soit plus longue que ce que laissent prévoir les statistiques.

La DRSP insiste également sur le fait que, même si on a échantillonné d'autres sources potentielles, on continue toujours de croire que la source de la contamination était une ou des tours de refroidissement du centre-ville de Québec. Les autres prélèvements effectués, explique-t-on, l'ont été par souci de rigueur scientifique.

«Ça se peut qu'il y en ait dans de la boue, sur le bord du fleuve Saint-Laurent ou dans la boue la rivière Saint-Charles. Mais, de là à ce qu'il y ait une pulvérisation qui donne 180 cas comme je les observe, je ne parierais pas là-dessus», s'exclame le Dr François Desbiens, directeur de de la santé publique.

En mode vigie

Invité à préciser sa pensée, le Dr Desbiens signale qu'il serait «préoccupé de recevoir un cas avec un début des symptômes hier (jeudi). Et deux ou trois autres cas avec un début des symptômes avant-hier (mercredi). Ça voudrait dire que j'aurais une autre source ou la même source qui a recommencé. C'est pour ça qu'on est encore en mode vigie importante.»

C'est d'ailleurs ce qui explique que la Direction régionale de la santé publique déclare la légionellose «sous contrôle», mais qu'elle n'annonce pas encore que l'éclosion est «terminée».

Le DRSP refuse toujours de fournir une date précise à partir de laquelle l'apparition de nouveaux cas constituerait une preuve que l'origine du problème n'a pas été circonscrite.

«Il ne faut pas être très affirmatif, prévient François Desbiens. En médecine, il y a des variations. Pas juste du noir ou du blanc. Souvenez-vous, on avait 15 cas par jour en août. Nous sommes convaincus que tout est sous contrôle et nous voulons être certains que ça continue de l'être.»

On refuse toujours de spéculer sur l'origine de la contamination. La DRSP répète que le rapport du directeur de la Santé publique sera dévoilé à la mi-octobre après une étude minutieuse des différents prélèvements.

Sur les 167 personnes actuellement infectées, trois sont toujours aux soins intensifs.

Normand MichaudNormand Michaud, frappé par la légionellose (TVA Nouvelles)

Durement atteint

Parmi les 180 cas confirmés, Normand Michaud, un homme de 64 ans qui souffrait déjà de leucémie.

Il a contracté la légionellose début-août mais il a fallu quelque temps avant qu'on en fasse le diagnostic.

Hospitalisé, il a perdu 30 livres en trois semaines. Et, maintenant, il dit qu'il va mieux.

«Ils m'ont dit que j'allais très bien, que mon oxygène avait augmenté jusqu'au bout et que je n'avais pas d'autre problème. Je n'ai qu'à prendre mes médicaments jusqu'au cinq octobre et ça va rentrer dans l'ordre.»

Mais sa conjointe, Marie Larouche, n'est pas de cet avis. Elle dit qu'il est encore trop malade, avec son système immunitaire affaibli, pour quitter l'hôpital.

Philosophe, M Michaud se dit que, si ça ne va pas mieux, il pourra toujours appeler l'ambulance pour se rendre à l'hôpital.

Avec Taïeb Moalla, Agence QMI

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