
Alors que les joueurs de la LNH seront en lock-out dès minuit samedi, de jeunes hockeyeurs de la région de Québec font face à un tout autre problème : il n'y a pas assez de patinoires pour qu'ils puissent exercer leur sport.
Ils sont nombreux sur la patinoire de l'Arpidrome à Charlesbourg. C'est que l'aréna de la banlieue nord de Québec est actuellement la seule glace disponible pour tous les jeunes hockeyeurs de Charlesbourg.
En temps normal, ils devraient être 40 à la fois, mais depuis peu, ils sont parfois près de 90 enfants en même temps.
«Ce n'est vraiment pas l'idéal, dit Dany Chevalier de l'Association du Hockey Mineur de Charlesbourg (AHMC). On est obligé de modifier la façon de fonctionner.»
S'il y a beaucoup de joueurs sur la glace, c'est encore pire dans les chambres de hockey. Ils sont si nombreux que l'établissement a dû transformer un entrepôt en chambre de joueurs.
Quelques parents préfèrent même habiller leur jeune sportif dans le couloir ou à la maison, faute de places.
«Il y a moins de monde, c'est moins compliqué et plus rapide», explique le père d'un garçon.
Si cette pénurie de patinoires est problématique pour les familles, elle l'est aussi pour les différentes ligues.
«Cette année, on sait qu'on a des problèmes au niveau des heures de glace. On fait avec ce qu'on a, on fait avec ce qu'on peut», confie François Julien de l'AHMC.
C'est qu'il devrait y avoir trois patinoires de plus à Charlesbourg. Celle de l'aréna Réjean Lemelin est en réfection et les deux autres font partie du Complexe Sportif de Giffard qui n'est toujours pas ouvert.
La Ville de Québec se fait toutefois rassurante et affirme que tout devrait rentrer dans l'ordre sous peu.
«On rénove trois arénas en ce moment, qui seront prêts d'ici trois semaines. Alors dans trois semaines, le problème va être pas mal réglé», assure le vice-président exécutif à la Ville de Québec, François Picard.
Les bénévoles du hockey mineur se croisent les doigts pour que les travaux soient terminés dans les délais prévus, parce qu'en ce moment, les jeunes n'ont droit qu'a 60% de leur temps de glace.
Malgré tout, les organisateurs sont toutefois conscients que la ville fait son possible pour les accommoder.
«[Les employés de la Ville] réussissent à nous trouver des heures de glace, par exemple au Pavillon de la jeunesse, au PEPS, au Colisée, sauf que ces heures-là ne sont jamais coulées dans le béton», déplore François Julien.
Le Complexe Sportif de Giffard devait initialement ouvrir ses portes à la fin du mois d'août.
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