Gérald Tremblay et la commission Charbonneau

Situation insoutenable, dit Labeaume

Première publication 1 octobre 2012 à 18h44
TVA Nouvelles

Les révélations-chocs de l'ex-entrepreneur Lino Zambito devant la Commission Charbonneau ont eu des échos jusqu'à Québec.

Le maire Régis labeaume s'est carrément demandé comment son collègue de Montréal arrivait à tenir le coup dans semblable situation «insoutenable»

«...(soupir)... Je ne voudrais pas être à sa place. je ne sais pas comment on peut diriger une ville avec de telles allégations. Parce que, bon, peut-être qu'elles sont toutes fausses les allégations, mais c'est un peu difficile de penser qu'elles sont toutes fausses. Je ne dis que le maire de Montréal est coupable, mais je ne sais pas comment il peut tenir. Ça doit être insoutenable.»

Des commissions en série

Lino Zambito a déclaré aujourd'hui qu'en plus de devoir donner une commission de 2,5 % à la Mafia italienne sur les contrats qu'il décrochait, il donnait une commission de 3 % au parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal. À cela, s'ajoutait une commission de 1 % à un haut fonctionnaire de la Ville de Montréal.

Semblables révélations, de dire le maire Labeaume, viennent entacher l'ensemble des politiciens municipaux du Québec.

Régis Labeaume soutient que son parti est à l'abri de semblables manoeuvres, tout comme les fonctionnaires municipaux de Québec.

Et, à titre de preuve, il cite le cas de ce fonctionnaire qui a dénoncé un promoteur qui cherchait à le soudoyer pour accélérer le traitement de son projet.

Financement public

Mais comment éviter la corruption?

Selon le maire Lebeaume, il faudrait commencer par instituer un système de financement public des partis politiques.

La facture, croit-il, en serait sans doute moins élevée que celle des commissions liées à la corruption.

 
 
 
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