Le bois et le nouvel amphithéâtre

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean aux barricades

Première publication 17 octobre 2012 à 12h20
Mise à jour : 17 octobre 2012 à 19h39
TVA Nouvelles

Le rejet du bois dans la structure du nouvel amphithéâtre de Québec provoque une mobilisation dans le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

C'est ainsi que les dirigeants régionaux de la FTQ partent en guerre pour forcer la Ville de Québec à inclure la possibilité d'utiliser le bois dans les appels d'offres pour la structure de l'immeuble.

L'entreprise Chantiers Chibougamau, qui se spécialise dans la conception et la fabrication d'éléments de structure en bois d'ingénierie, rêve en effet de réaliser une toiture hybride bois-acier pour le nouvel amphithéâtre. Mais à la Ville de Québec, on a rejeté l'utilisation du bois, invoquant sa trop grande complexité et les délais serrés de construction du nouvel amphithéâtre. L'utilisation du bois se limitera donc au cosmétique et à des structures secondaires.

Rien pour convaincre Jean-Marc Crevier, porte-parole régional de la FTQ, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui trouve que le bois a été écarté trop rapidement du processus.

«Les gens ne veulent pas mendier, ils ne veulent pas quémander. Ils veulent juste avoir l'opportunité de soumissionner et si, à la toute fin, on se rend compte que ça coûte plus cher, le bois, on va se tasser et on ne parlera pas un mot, On ne chialera pas, y'a pas personne qui va critiquer. Et, là, ce n'est même pas le cas, ils ne sont même pas capables de soumissionner.»

esquisse, nouvel amphithéâtre(Courtoisie)

Et Jean-Marc Crevier n'est pas seul à entrer dans la bataille du bois. Il y a aussi des élus de la région, dont le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, pour qui l'argument des délais serrés ne tient tout simplement pas.

«On n'est pas à quelques mois et on n'est pas à un an ou deux près. Je ne pense pas que les Nordiques attendent, frappent à la porte pour entrer demain matin... surtout que, si on paie les premiers 200 millions $, on aurait pu poser nos conditions et on pourrait encore les poser.»

Mais, au cabinet du maire de Québec, Régis Labeaume, on dit que la décision de s'en tenir à une structure d'acier est prise et qu'il n'est pas question de changer de cap.

Michel Arsenault calme le jeu

Au terme d'une conversation téléphonique avec le maire de Québec, cet après-midi, le président de la FTQ, Michel Arsenault, se montrait plus conciliant.

Oui, il est déçu et il aurait aimé que des entreprises comme Chantiers Chibougamau puissent présenter une soumission mais il dit comprendre les arguments du maire Régis Labeaume, à l'effet que les délais d'exécution exigés sont trop serrés.

Même message, ou presque, du président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard qui, à la fois, admet et regrette qu'il soit trop tard pour inclure le bois.

«Le maître d'oeuvre, c'est la Ville de Québec. On constate le choix et c'est sûr qu'on aurait souhaité une meilleure vitrine (pour le bois) mais je prends le dossier dans l'état où il est. Le but, ce n'est pas de revoir tous les dossiers sur lesquels il y a des ententes. Si on avait mené ce dossier-là du début à la fin, il en aurait peut-être été autrement.»

Et M. Bédard promet d'être aux aguets et qu'il fera la promotion du bois, dans les prochains dossiers dans lesquels il sera impliqué

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