
La pénurie de coiffeuses dans la Capitale Nationale est si importante que les salons doivent user d'originalité pour recruter de la main-d'œuvre.
Selon plusieurs propriétaires de salons de coiffure, la pénurie sévit depuis longtemps dans la région.
«Présentement, on passe des annonces. Les gens appellent et ne se présentent même pas aux entrevues», raconte l'assistante-gérante du salon Maxi coupe à Sainte-Foy.
L'une des tactiques employées par ce salon consiste en un prix en argent. Un client peut gagner 500$ s'il partage une publicité sur Facebook ou s'il recommande une coiffeuse. On donnera aussi 500$ à celle qui acceptera l'emploi, une sorte de prime à l'embauche.
Au salon Darbour, un panneau de recrutement est là en permanence.
Les causes de cette pénurie sont nombreuses, travail de soir et de fin de semaine, longues heures passées debout, peu de congés, manque de valorisation de la profession. De plus, les jeunes se désintéresseraient de cette profession qu'ils trouveraient trop exigeante.
«Aujourd'hui, on valorise les diplômes de cégep et d'université, on ne peut pas être quelqu'un ou bien réussir si on n'a pas ces gros diplômes-là», déplore l'assistante-gérante chez Maxi coupe.
Dans les écoles de coiffure, les inscriptions diminuent d'année en année et on note plusieurs abandons en cours de route.
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