Fuite d'ammoniac

L'usine Olymel fermée jusqu'à lundi

Première publication 14 août 2013 à 10h08
Mise à jour : 14 août 2013 à 19h29
TVA Nouvelles

L'abattoir de porcs d'Olymel à Vallée-Jonction, en Beauce, fermé à la suite d'une fuite d'ammoniac lundi soir, ne rouvrira pas ses portes avant lundi prochain, au plus tôt.

Quelque 1000 employés se retrouvent donc en congé forcé pour une semaine.

Olymel a fait savoir qu'on connaît maintenant l'origine de la fuite. Il s'agit du bris d'une conduite d'ammoniac qui mène aux réfrigérateurs, dans la salle de découpe. On ne sait cependant pas pourquoi cette conduite s'est brisée.

Quant aux employés, on devrait savoir sous peu s'ils seront payés pour ce congé forcé. La convention collective, en effet, prévoit un minimum de 36 heures payées dans des cas de force majeure, mais on ne sait pas encore si la clause s'applique en semblable cas de bris mécanique.

D'ici à ce que la production reprenne à Vallée-Jonction, les porcs qui devaient approvisionner l'abattoir sont redirigés vers les abattoirs d'Olymel situés à Princeville, dans les Bois-Francs, et à Saint-Esprit, dans Lanaudière.

Fuite majeure

Ce qui explique cet arrêt de production prolongé, c'est que la fuite s'avère beaucoup plus importante qu'attendu. Les pompiers de Vallée-Jonction, assistés de collègues spécialisés en matières dangereuses de Québec, continuent donc de ventiler l'usine pour y faire diminuer la concentration d'ammoniac, qui demeure élevée.

Hier, on parlait de 500 ppm (parties par million), alors que la norme acceptable pour une journée de travail de huit heures est de 25 ppm.

Pertes importantes

En fin de journée, les pompiers dispensaient une formation particulière à des employés d'Olymel qui seront chargés de vider l'usine des quelque 6000 carcasses de porc qui s'y trouvent, qu'elles soient entières ou déjà débitées. Il se pourrait en effet qu'ils doivent porter des masques pour se protéger des vapeurs d'ammoniac.

Par la suite, il faudra nettoyer l'abattoir de fond en comble.

La viande des porcs abattus à Vallée-Jonction est normalement destinée à l'exportation en Russie, au Japon et aux États-Unis.

Si on additionne les pertes et les coûts imputables à cet arrêt de production d'au moins une semaine, on peut estimer qu'en bout de ligne, la facture de cette fuite d'ammoniac va s'élever à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

On se rappelle que 350 travailleurs du quart de soir ont dû être évacués, lundi, en fin de journée, alertés par des détecteurs qui avaient décelé la fuite d'ammoniac. Neuf d'entre eux ont été incommodés par les émanations et transportés à l'hôpital. Quatre résidences voisines ont aussi été évacuées.

La CSST et Urgence Environnement ont ouvert des enquêtes.

Il semble que l'usine de Vallée-Jonction ait été le théâtre d'une autre fuite d'ammoniac, d'ampleur beaucoup moindre cependant, au tournant des années 2000.

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