Chicoutimi

Trois membres de gangs de Montréal devant la justice

Première publication 23 juillet 2012 à 13h45
Par Jean Houle | TVA Nouvelles

Trois individus appréhendés dimanche soir à Chicoutimi font face à une série de chefs d'accusation, pour possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic, et pour possession de deux armes, dont une prohibée.

L'un d'eux, Christian Ndizeye, célèbre son 20e anniversaire de naissance ce lundi. Deux jeunes de 18 ans, Cubahiro Bellard et Aimé-Claudien Bususuru, l'ont accompagné en détention et au palais de justice.

Les trois hommes sont soupçonnés d'appartenir à un gang de rue montréalais, qui cherche à s'établir au Saguenay. Malheureusement pour eux, les groupes criminalisés qui occupent déjà le territoire refusent de le partager et informent les policiers.

«Des gens du crime organisé n'aiment pas voir arriver ces personnes», selon Bruno Cormier, de la police de Saguenay. «Ils veulent garder leur place alors, oui, il arrive que dans certains cas, ils nous donnent de l'information.»

Intervention bien préparée

Les policiers avaient été mis sur la piste des trois hommes il y a quelques semaines, à la suite du vol d'un pistolet .40. Coïncidence: dimanche, la police de Saguenay a été informée de la visite du trio, accompagnée de deux autres hommes et d'une femme. Les forces de l'ordre ont préparé soigneusement leur intervention.

«On voulait savoir comment intervenir, s'ils étaient dangereux, qui ils venaient voir, explique Bruno Cormier. On ne vous dira pas à quel gang ceux-là appartiendraient.»

Les trois hommes ont été interceptés sur la zone portuaire devant plusieurs dizaines de témoins.

«Les individus avaient les mains menottées dans le dos et ne bougeaient pas, relate Marylou Lavoie, qui a assisté à la scène. Ça a dû prendre 90 minutes avant qu'ils aient fini de fouiller la voiture.»

Les accusés doivent répondre notamment de possession de marijuana et de cocaïne dans le but d'en faire le trafic, possession d'une arme à autorisation restreinte et possession d'une somme ne dépassant 5000$ obtenue par acte criminel.

Leur enquête sur remise en liberté est prévue vendredi. Les policiers gardent secret le nom du groupe à qui ils appartiennent mais souhaitent que le message se rende jusqu'à Montréal.

Au Saguenay, la police reçoit toute l'aide possible pour repousser l'invasion de gangs de rue. «Depuis trois ans, les tentatives sont plus nombreuses, reconnaît M. Cormier, mais aucun groupe n'a encore réussi.»


 
 
 
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