RTA à Alma

Retour au travail difficile

Première publication 23 août 2012 à 17h19
Retour au travail difficile
Crédit photo : Archives Agence QMI
Par Jean Houle | TVA Nouvelles

Le syndicat des Métallos d'Alma dénonce le harcèlement dont ferait l'objet les syndiqués depuis leur retour au travail à l'usine de Rio Tinto Alcan.

Les cadres qui ont effectué le travail journalier pendant le lock-out de six mois se montreraient beaucoup plus exigeants envers les travailleurs.

Pendant le lock-out, les cadres et autres travailleurs qui ont opéré l'usine auraient trouvé un mode de fonctionnement plus efficace, et surtout, qui nécessiterait 67 postes à temps plein de moins. Au total, 381 des 700 travailleurs ont repris le boulot depuis deux semaines. Le ton et le climat de travail ont incité le syndicat à déposer des griefs pour du harcèlement.

«Nous avons des démarches en cours», admet le président du syndicat, Marc Maltais, sans préciser le nombre de griefs et sans donner d'exemple de harcèlement.

Le syndicat met en doute la conclusion de l'employeur sur les 67 emplois en trop. «À notre connaissance, cette façon de faire n'a pas fait l'objet d'études», de dire le président du syndicat. «Nos travailleurs doivent alterner pour éviter les troubles musculo-squelettiques et l'exposition prolongée aux contaminants. Est-ce que cette réorganisation du travail respecte la santé et sécurité au travail?»

Les travailleurs présument donc que pour en arriver à ce constat, ceux qui ont opéré l'usine pendant le conflit ont pu violer les règles de sécurité. «Oui, on peut le présumer», signale Marc Maltais.

RTA disposait de 90 jours, à partir du 10 août, pour rappeler tous les 700 travailleurs. Selon le syndicat, l'employeur serait en retard sur son échéancier et ignorerait l'ancienneté.

Le syndicat demande l'intervention du médiateur Jean Poirier afin de clarifier certains aspects du protocole de retour au travail. Les travailleurs encore en attente touchent toujours leur prestation de lock-out.

Le contrat de travail nouvellement signé a été expliqué aux syndicats des installations portuaires et d'énergie électrique.

«Malgré les différences, il faut voir si certaines dispositions sur la sous-traitance s'appliqueraient à notre propre convention», explique le président du syndicat d'Énergie électrique Pierre Simard. «Je pense que le syndicat a bien travaillé et que la protection des emplois contre la sous-traitance est intéressante.»

Les conventions de travail de RTA au Québec viennent toutes à échéance en 2015.

 
 
 
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