Pas facile d'immigrer au Canada surtout au Lac-Saint-Jean

Première publication 13 octobre 2012 à 10h30
Pas facile d'immigrer au Canada surtout au Lac-Saint-Jean
Crédit photo : Agence QMI
Karine Tremblay, agente de communication et de sensibilisation pour Portes Ouvertes sur le Lac et Franck Serge Echao, originaire du Bénin en Afrique de l’Ouest.
Par Jean Tremblay | Agence QMI

Franck Serge Echao, originaire du Bénin, un pays de l'Afrique de l'Ouest, a choisi comme terre d'accueil Roberval. Un long parcours, parfois fastidieux qui lui a permis de réaliser son rêve non sans difficulté, celui de vivre au Québec.

La 7e édition de Je m'ouvre sur ma culture présentée par l'organisme Portes ouvertes sur le Lac à l'Hôtel du Jardin de Saint-Félicien a permis encore une fois aux personnes présentes d'assister à une soirée grandiose sous le thème de l'immigration.

Avec comme toile de fond le spectacle de l'humoriste Michel Mpambara, l'occasion était rêvée pour discuter avec des immigrants qui ont bénéficié du support de l'organisme qui a pignon sur rue à Saint-Félicien, Dolbeau-Mistassini et Alma.
Patience oblige

Il y a un an, après deux années de démarche administrative laborieuse, Franck a réussi à obtenir le visa tant attendu.

«Il faut être patient et surtout disposer d'un somme d'argent appréciable pour qu'on puisse immigrer au Canada, a-t-il dit. Chez nous, le salaire minimum est de 75 $ par mois et j'ai dû ramasser plusieurs milliers de dollars pour réussir l'opération.»

Une multitude de paperasses de toutes sortes doivent être complétées. En plus de bénéficier d'un dossier sans équivoque, le futur immigrant doit détenir un diplôme d'études supérieur.

Le froid et le travail

Bien que la majorité des immigrants adoptent Montréal comme ville d'accueil, certains choisissent les régions.

«Je voulais vivre avec ma famille loin des grands centres, a souligné le père de deux enfants dont l'un vient de naître il y a deux semaines. Résider au Saguenay-Lac-Saint-Jean est certes un avantage à ce niveau cependant deux autres difficultés s'ajoutent aux précédentes. Le froid pendant l'hiver et le peu de variété quant aux emplois disponibles.»

Enfin, se faire de «bons amis » fait également partie du lot des embûches que rencontrent les immigrés.

«Malgré tout cela et après un an dans cette région nous pouvons affirmer maintenant que ça vaut le coup et nous sommes très heureux», a conclu Franck Serge Echao qui travaille comme caissier à la Caisse Desjardins Domaine-du-Roy à Roberval.


 
 
 
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