Vêtements contrefaits

La GRC perquisitionne dans un magasin de Saguenay

Première publication 18 décembre 2012 à 15h38
La GRC perquisitionne dans un magasin de Saguenay
Crédit photo : TVA Nouvelles
Par Jean-François Tremblay | TVA Nouvelles

Les agents de la Gendarmerie Royale du Canada ont mené une perquisition mardi dans une boutique de l'arrondissement de Jonquière à Saguenay. Ils ont saisi de la marchandise soupçonnée d'être contrefaite.

Trois agents de la GRC sont débarqués vers 11h15 à la boutique Zodiac du Faubourg Sagamie.

C'est un policier qui les a alerté qui en magasinant, a remarqué la marchandise possiblement contrefaite. Sur place, les enquêteurs ont saisi principalement des vêtements.


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Le propriétaire du commerce, Walter Fournier, a collaboré avec eux. Il affirme qu'une petite quantité, seulement, de son matériel est visée par la police.

«J'en ai peut-être 100 morceaux. C'est tout simplement ça», a-t-il affirmé ajoutant que, selon lui, le reste de sa marchandise est vraie «C'est tout du vrai. J'ai toutes les factures, moi. Il n'y a pas de problèmes. J'achète toujours avec des factures. Ils ont vérifié d'ailleurs. Ils (les policiers) font leur job, c'est normal.»

Le commerçant qui opère cette boutique depuis quatre mois admet cependant avoir des vêtements contrefaits, mais il se défend. «Actuellement, c'est du contrefait, admet Walter Fournier, mais quand ils nous les vendent à Montréal, ils ne nous le disent pas. C'est leur faute à eux autres. Les commerçants, nous autres, ont est toujours pris en défaut. Quand on achète, on pense que c'est correct.»


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Le commerçant reconnait aussi qu'il ne pouvait vendre certaines marques. «Harley Davidson, je n'ai pas le droit de vendre ça. Je ne le savais pas. Moi, j'en ai acheté à Montréal. Il y a d'autres comme Puma que tu n'as pas le droit de vendre ça.» «Ce n'est pas du vrai Puma, ni du vrai Harley-Davidson?» lui a demandé TVA Nouvelles. «Exactement, c'est des copies, mais nous autres, ils nous vendent ça comme des vrais mais quand qu'on l'a sur le plancher, évidemment, c'est différent.»

Les enquêteurs ont passé quelques heures à inspecter toute la marchandise et à mettre sous scellé, finalement plus de 500 items d'une douzaine de marques différentes. Des casquettes et des chandails surtout. «La prochaine fois, je vais le savoir. J'achète des compagnies à Montréal. J'achète avec des factures. Je suis très légal. Je n'ai pas de problèmes», conclut le propriétaire.


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

La GRC soumettra le fruit de son enquête à un procureur qui décidera si des accusations de contrefaçon seront portées en vertu de la Loi sur les Marques de commerce. La police tentera aussi de remonter la filière jusqu'aux fournisseurs des vêtements.

 
 
 
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