Trafic de stupéfiants

Les accusations retirées pour le militaire Sylvain Deschênes

Première publication 20 décembre 2012 à 19h45
Les accusations retirées pour le militaire Sylvain Deschênes
Crédit photo : archives TVA Nouvelles
Par Jean Houle | TVA Nouvelles

Une bavure policière a marqué l'Opération Insuline qui avait mené à l'arrestation d'une vingtaine de trafiquants de stupéfiants au Saguenay et à Montréal il y a deux semaines.

Le militaire Sylvain Deschênes, qui clamait son innocence dès sa mise en accusation, a été libéré des accusations aujourd'hui.

Celui qui affirmait qu'il y avait erreur sur la personne lorsqu'il avait été amené menotté au palais de justice pour répondre à des accusations de complot et trafic de stupéfiants, recel et possession de plus de cinq mille dollars sachant que l'argent provenait de la criminalité, a vu le ministère public retirer les quatre chefs aujourd'hui.

Les enquêteurs l'avaient identifié à deux endroits lors de l'Opération Insuline, entre novembre 2011 et décembre 2012. Ils connaissaient sa date de naissance, et prétendaient connaître aussi son adresse dans le secteur La Baie.

Le militaire, domicilié à Montréal, avait appris par les médias qu'il était recherché. Il s'était livré lui-même à la SQ, les informant qu'il avait quitté son logement de La Baie depuis belle lurette.

Les policiers l'avaient pourtant interrogé plusieurs heures. Depuis sa comparution, il a fourni les preuves de son absence aux endroits où les policiers le situaient.

«On a été mesure de prouver qu'il n'était pas à Jonquière à la date mentionnée, et pour un autre événement à Montréal, il se trouvait à Ottawa en compagnie de plusieurs autres individus», a expliqué son avocate, Me Justine Guay-Langevin.

S'il espérait un tel dénouement, le militaire en était néanmoins très heureux.

«Il est très heureux que justice soit rendu. Il affirmait depuis le début que ce n'était pas lui», d'ajouter l'avocate.

Deschênes avait été suspendu sans solde des Forces après sa mise en accusation. Il avait recouvré sa liberté, mais sous diverses restrictions, dont celle de ne pas posséder de cellulaire, lui qui gère une entreprise en organisation d'événements. Autant de préjudices, qui pourraient l'inciter à demander une réparation.

«Il doit consulter un civiliste, mais la décision sera prise rapidement», a conclu son Me Guay-Langevin.

La Sûreté du Québec a refusé de commenter cette erreur. Impossible de savoir si elle court après un autre Sylvain Deschênes ou si quelqu'un qui s'est fait passer pour lui.

 
 
 
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