Usine de Rio Tinto Alcan à Alma

Un an après le lock-out

Première publication 29 décembre 2012 à 20h58
Un an après le lock-out
Crédit photo : archives Agence QMI
Des centaines de travailleurs en lock-out de l'usine de Rio Tinto Alcan (RTA) à Alma avaient pris d'assaut les rues pour faire pression sur la multinationale, afin que les deux parties en viennent à une entente.
TVA Nouvelles
Il y a pratiquement un an jour pour jour, l'usine Rio Tinto Alcan d'Alma plongeait ses 780 travailleurs syndiqués en lock-out. Après six mois de conflit, l'atmosphère n'a jamais plus été la même à l'usine. Une commémoration est d'ailleurs prévue ce dimanche.

Le 30 décembre 2011, 90% des travailleurs de l'usine rejetaient la proposition finale de Rio Tinto Alcan. La convention collective arrivait à échéance le 31 décembre. Le conflit était inévitable.

Dans la nuit du 30 décembre, les cadres ont forcé les travailleurs à quitter l'usine. Puis, à minuit trente précisément le soir du Nouvel An : le conflit a éclaté.

La faute au gouvernement?

Selon certains, si le conflit a duré si longtemps, c'est en raison de l'alliance entre Rio Tinto Alcan et le gouvernement.

Trois mois après le début du conflit, RTA faisait la manchette lorsque toute la province apprenait qu'Hydro-Québec achetait les surplus d'électricité générés par le lock-out à coup de millions de dollars chaque mois.

Par la suite, l'élan de sympathie pour les travailleurs a atteint un sommet. 8000 personnes ont défilé dans les rues d'Alma en appui aux employés.

Finalement, le 5 mai dernier, l'entente est acceptée à 83%.

Le conflit prend fin après six mois de piquetage. Toutefois, ce sont 45 travailleurs qui seront affectés à d'autres usines de la compagnie. Au lieu de protéger un certain plancher d'emploi, le syndicat obtient un plafond de sous-traitance.

À la demande de plusieurs employés, une soirée commémorative est prévue dimanche soir.

Répercussions chez les commerçants

Les six mois suivants ont été longs pour certains commerçants. On a observé, à certains endroits, des baisses allant jusqu'à 25%.

«Même des personnes retraitées m'ont dit: "On préfère attendre. Ce n'est pas sécuritaire. On ne sait pas encore ce qu'il va se passer dans l'avenir on va attendre plus tard"», explique Raynald Lemieux, propriétaire chez Suzuki Alma.

«Si le lock-out n'avait pas eu lieu, est-ce que j'aurais augmenté mes ventes encore plus? C'est évident! Tu ne peux pas avoir 800 bons emplois mis de côté comme ça sans avoir de répercussion au niveau de tes ventes c'est impossible», affirme Jean-Sébastien Martel, directeur général adjoint Sports DRC.

 
 
 
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