Généalogie et histoire

Les préparatifs vont bon train pour le congrès

Première publication 29 mars 2013 à 13h36
Les préparatifs vont bon train pour le congrès
Crédit photo : Agence QMI
Le président de la Société de généalogie, Paul-Henri Croft.
Par Thomas Plourde | Agence QMI

Les bénévoles et employés de la Société historique du Saguenay (SHS) et de la Société de généalogie du Saguenay travaillent ensemble depuis près d'un an à la préparation du congrès conjoint de la Fédération histoire Québec et de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie, qui se tiendra du 17 au 19 mai à l'hôtel Le Montagnais.

Selon l'archiviste à la SHS, Myriam Gilbert, le défi le plus important jusqu'à maintenant a été la mise en commun de la programmation. «La programmation était déjà entamée pour le congrès sur la généalogie, alors il a fallu réorganiser les activités pour que la programmation soit aussi intéressante pour les congressistes qui s'intéressent à l'histoire que pour ceux qui viennent pour la généalogie», a-t-elle expliqué.

«Les deux sont complémentaires. On n'aurait pas pu tenir deux événements différents puisqu'ils sont tellement liés, mais on a réussi à arrimer nos programmes pour être équitables», a dit Mme Gilbert.

La recherche de commanditaires pour financer la tenue du congrès a été une autre difficulté notable. «Le financement est un défi. Ça n'a pas été évident de trouver des commanditaires, mais il faut de l'argent pour tenir un congrès de cette envergure», a ajouté Mme Gilbert.

À six semaines de la tenue du congrès, le comité organisateur vise un objectif de 75 000$ dont la moitié a déjà été amassée. Une fois le comité organisateur fondé et les deux congrès fusionnés, les deux organismes ont travaillé main dans la main. «On est une équipe. On ne fait pas de distinction entre les activités qui viennent de l'un ou l'autre organisme, on travaille ensemble sur toutes les activités.» La vente de billets, elle, est toujours en cours. L'organisation espère accueillir 175 congressistes.

Ce n'est qu'un début...

Mais si c'est un gros morceau de la tâche qui est désormais derrière les organisateurs, ceux-ci ne peuvent pas se reposer pour autant. «On est à jour, mais on ne souffle pas encore, ça ira au 20 mai. Il ne faut pas lâcher, parce qu'il reste beaucoup à faire, dont toute la logistique et le protocole à préparer à temps pour le 17 mai. Il faut aussi préparer le cahier qu'on remettra aux congressistes d'ici là», a déclaré Mme Gilbert.

Pour appuyer l'équipe dans ses tâches, le nombre de bénévoles qui travaillent au dossier augmentera d'ici à la tenue de l'événement. «Il faut au moins dix bénévoles, en plus du comité composé de neuf personnes, et on aura aussi l'aide d'une équipe de la fédération», a-t-elle dit.

On partage les mêmes difficultés

Les domaines de l'histoire et de la généalogie sont tous deux affectés par des tendances qui seront d'ailleurs abordées lors du congrès commun de la Fédération Histoire Québec et de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie, soit le désintérêt des jeunes ainsi que le faible niveau de financement dont ils bénéficient.

La première problématique est aussi à l'origine du thème du congrès: «La relève dans les organismes en patrimoine».

«Ce n'est pas un secret que ce sont beaucoup des gens plus âgés qui participent dans les organismes comme le nôtre, mais c'est primordial qu'on ait une relève au cours des années à venir et pour ça, il va falloir dynamiser le milieu et inviter les jeunes à s'y intéresser. C'est l'un des principaux objectifs du congrès parce que le problème touche les organismes de partout au Québec et il ne faut pas qu'ils tombent une fois que les personnes plus âgées seront parties», a précisé Myriam Gilbert, archiviste à la Société historique du Saguenay (SHS).

Ce questionnement prendra la forme d'une table ronde dans le second bloc de la programmation. «On a choisi une table ronde parce que les participants vont pouvoir discuter de solutions possibles au problème de la relève. Est-ce que ça passe par les écoles, les universités, les médias sociaux ? La réflexion porte là-dessus», a ajouté Mme Gilbert avant de préciser que les idées qui seront discutées pourraient déboucher, à terme, sur une stratégie.

Le nerf de la guerre

L'autre problème majeur qui sera abordé, cette fois dans le troisième et dernier bloc, est celui du financement des organismes en patrimoine. «L'argent, c'est le nerf de la guerre et souvent, les sociétés en patrimoine ont de la difficulté à obtenir du financement. Par un forum de discussion lors du congrès, les participants vont essayer d'apporter des idées et des solutions», a souligné Mme Gilbert.

Au total, le congrès offrira trois blocs de conférences. D'autres activités, dont un cocktail, des visites patrimoniales ou de musées, seront offertes pour compléter la programmation.

 
 
 
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