Saguenay

Virage santé dans les hôpitaux

Première publication 23 avril 2013 à 19h50
Virage santé dans les hôpitaux
Crédit photo : Agence QMI
Par Thomas Plourde | Agence QMI

Avec l'entrée en vigueur le 31 mars des nouvelles exigences alimentaires du gouvernement provincial dans les hôpitaux et les centres d'hébergement, les CSSS de Chicoutimi et Jonquière ont tous deux profité de l'occasion pour refaire l'ensemble de leur menu dans un virage santé.

«Le sodium était l'un des grands enjeux dans la préparation de ce nouveau menu. On avait commencé bien avant les dernières semaines en modifiant certaines recettes pour ajuster leur teneur en sodium. Certains plats, par exemple la pizza et la lasagne, étaient problématiques en raison du sel contenu dans le fromage, mais en travaillant de concert avec nos fournisseurs, on est parvenus à les garder en place», a expliqué le directeur du service de nutrition et d'alimentation du CSSS de Chicoutimi, Denis Brassard.

Du côté du CSSS de La Baie, la direction a opté pour modifier ses recettes dans la majorité des cas plutôt que de recréer son menu de A à Z, ce qui lui a permis d'adhérer à la politique en 2011.

L'équipe de M. Brassard a également pris la décision de recommencer à préparer des desserts maison. «On savait que ça demanderait une grande réorganisation, mais on a décidé de faire nos desserts nous-mêmes, parce que ça nous permet de mieux contrôler leur valeur nutritive et de les adapter à notre clientèle», a ajouté M. Brassard.

Certains éléments plus difficilement justifiables du point de vue nutritionnel ont été remplacés par des alternatives plus saines. Les frites en sont un parfait exemple «Le jour où on a enlevé les frites, on avait une petite crainte. Mais puisqu'on a ajouté plusieurs alternatives comme des patates au four, des patates grecques ou du riz, les gens semblent apprécier le choix plutôt que de regretter les frites», a-t-il souligné.

Machines distributrices

Les exigences de la nouvelle politique alimentaire touchent également les machines distributrices dans les hôpitaux. Finies, les croustilles, les barres de chocolat et les boissons gazeuses! Désormais, ce sont des jus, des bouteilles d'eau, des galettes et des noix qui sont vendus dans ces machines.

Sur ce point, toutefois, les deux CSSS ont choisi une direction différente.

«On a retiré les boissons gazeuses, mais conservé quelques variantes diète, de même que des croustilles cuites au four, explique M. Brassard, et on les a placées beaucoup plus bas dans la machine de sorte qu'elles sont moins visibles».

Cette même approche a été rejetée à Jonquière, en faveur d'une transition complète. «On a pensé à les garder, mais on a décidé de ne pas le faire. Entre vous et moi, une boisson gazeuse diète, est-ce vraiment un choix sain pour la santé? En tant qu'établissement de santé, on a un devoir d'exemplarité», a soutenu Claire Potvin, adjointe à la direction des services techniques du CSSS de Jonquière.

Un vent de nouveauté

Dans le cadre de la transition vers un menu santé, les CSSS de la région se sont efforcés de rendre le changement positif et agréable pour leurs usagers.

«On veut créer un vent de changement avec les nouveautés qu'on met en place. De toute façon, comme pour tout restaurant, il faut se renouveler après un certain temps et c'était le temps idéal pour le faire», a estimé l'adjointe à la direction des services techniques du CSSS de Jonquière, Claire Potvin.

L'établissement a passé beaucoup de temps à prévenir sa clientèle du changement à venir. Par ailleurs, une campagne régionale intitulée: Notre mission passe aussi par l'assiette, a été préparée.

Comme exemple de ce positivisme, Mme Potvin cite le retrait des boissons gazeuses. « Plutôt que de les retirer du jour au lendemain, on a coordonné le retrait avec l'arrivée d'une nouvelle machine distributrice. Ça devient quelque chose de positif plutôt que négatif pour la clientèle ».

Variété

Tant à Jonquière qu'à Chicoutimi, on a profité de l'implantation du nouveau menu pour étendre la variété, faisant passer la période de roulement de leurs repas de trois à cinq semaines. «Sur deux ans, on a testé plus de 200 recettes pour en choisir 35 nouvelles qui s'ajoutent à celles qu'on avait déjà. Les gens vont avoir accès à beaucoup plus de repas différents», a estimé le directeur du service nutrition et alimentation du CSSS de Chicoutimi, Denis Brassard.

Le nouveau menu étant entré en vigueur il y a quelques semaines seulement, peu de commentaires ont été reçus jusqu'à maintenant. «C'est très récent, on n'a pas encore eu le temps de faire un cycle au complet, mais jusqu'à maintenant ça semble positif », a expliqué Mme Potvin.

«On n'a eu presque aucun commentaire jusqu'à maintenant. Selon moi, l'absence de commentaires négatifs en dit plus long que n'importe quel commentaire qu'on pourrait avoir», a estimé M. Brassard.

Salades et paninis

Au chapitre des nouveautés, la tendance est aux comptoirs libre-service, alors qu'à Chicoutimi, on a introduit un comptoir à paninis qui semble connaître une grande popularité jusqu'à maintenant. «On est extrêmement satisfaits du comptoir à paninis qui fait fureur ici depuis qu'on l'a mis en place. C'est une demande qui revenait souvent de la part du personnel et on a décidé de la mettre en place», s'est réjoui M. Brassard.

À Jonquière, ce sont les salades qui ont reçu le même traitement avec l'implantation d'un comptoir à salades et de fruits frais. «Le comptoir à salades offre les ingrédients pour que les gens puissent faire leur propre salade et aussi une sélection de salades déjà préparées qui varient d'une semaine à l'autre », a souligné Mme Potvin.

 
 
 
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