Expulsé en Colombie samedi

Le sort de Jorge Alberto Castro entre les mains du ministre Kenney

Première publication 27 avril 2012 à 20h42
Par Marcel Gagnon | TVA Sherbrooke

Il ne reste maintenant qu'une intervention du ministre pour arrêter le processus d'expulsion de Jorge Alberto Castro. La requête en sursis judiciaire déposée mercredi dans une ultime tentative de casser l'ordre d'expulsion a été rejetée en fin de journée.


L'Association Colombie-Estrie y est allée d'un dernier cri du cœur vendredi matin, depuis le bureau du député de Sherbrooke à Ottawa. «Ceux-là qui, dit Juan Ovidio Arango, défendent les droits des travailleurs comme l'a fait Jorge Alberto Castro avant de fuir son pays, n'ont pas de "futur" en Colombie...»

Pendant ce temps, le député Dusseault, poursuivait une autre démarche à la Chambre des communes: «Madame la présidente, j'ai l'honneur aujourd'hui de déposer une pétition de 1100 noms de gens de Sherbrooke qui se mobilisent derrière un homme qui va être déporté demain...» Alberto Castro a reçu de ses collègues de travail, un appui exceptionnel... auxquelles voix se sont ajoutées celles de centaines de clients et de sympathisants. «J'espère, ajoute M. Dusseault, que ça va donner un appui encore plus fort au ministre de l'Immigration pour prendre une décision.»

«Les instances gouvernementales font une mauvaise évaluation des risques, des dangers qui guettent Alberto Castro dès son retour en Colombie», témoigne Adriana Herrera, arrivée il y a 9 ans. «La raison pour laquelle je suis partie de la compagnie, et j'ai les preuves, ma fille de 16 ans s'est fait tiré trois fois par balles... C'est de cette façon que les paramilitaires nous disent : «Arrête ton travail comme défenseur des droits humains. Ça, c'est clair, ce n'est pas une histoire...»

 

Voir le reportage de Marcel Gagnon


 
 
 
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