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Carole Coulombe s'est portée au secours d'une biche en fort mauvais état et l'a remise sur pied. Elle l'a ensuite confiée à un refuge en ignorant qu'elle devait obtenir une autorisation au préalable. Pour le directeur régional de la protection de la faune, Claude Beauchemin, la raison doit supplanter les émotions dans un dossier comme celui-là.
«Un agent de la protection de la faune n'est pas là pour juger d'une situation, mais bien pour faire l'application des lois et règlements. Aussitôt qu'on trouve un animal à déclaration obligatoire, il faut aviser un agent de protection de la faune.»
Effectivement, un animal qui entre en contact avec les humains retrouve difficilement sa place en forêt. Carole Coulombe a agi de bonne foi, mais qu'elle ait gardé la biche sous son aile pendant trois mois fait une différence selon lui.
«Actuellement le cerf de Virginie peut être vecteur de maladie» mentionne Claude Beauchemin.
L'histoire a vite soulevé l'intérêt sur les tribunes de discussions et sur les réseaux sociaux où les réactions se comptent par dizaines.
«Les agents de la faune devraient s'occuper des gens qui font de la chasse ou de la pêche hors saison au lieu de donner une contravention à une personne qui s'est portée au secours d'une petite bête. Le monde est à l'envers» écrit France Gélinas.
«Lamentable, on nous demande de protéger les animaux, mais on veut punir les gens qui le font» commente Louise Dupéré.
Scandaleux, ils espèrent que Madame Coulombe gagnera sa cause devant les tribunaux.
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