Traitement de sudation mortel

Les activités n'auraient jamais cessé à la ferme

Première publication 26 juillet 2012 à 18h53
Les activités n'auraient jamais cessé à la ferme
Crédit photo : TVA Nouvelles
Par Marie-Pier Cornellier | TVA Sherbrooke

Les arrestations de jeudi matin en lien avec le décès de Chantal Lavigne remontent à la surface les tragiques évènements du 29 juillet 2011 alors que cette femme de 35 ans avait trouvé la mort dans une expérience de sudation extrême.

À Durham-Sud, cette histoire a bouleversé le village. Encore aujourd'hui, les mauvais souvenirs sont tout aussi présents.

«J'ai déjà entendu crier. Toutes sortes de cris inimaginables pour faire peur, vraiment fort!» raconte un garagiste qui tient son commerce tout près de l'ancienne ferme Reine de la Paix sur le 10e rang.

Même après cet épisode, certains voisins croient que les séances n'ont toujours pas cessé.

«II y avait des voitures toutes les semaines. Ça marchait beaucoup encore.» Cette voisine a d'ailleurs entendu des cris dernièrement. «Ce n'était pas des cris normaux, ça semblait être les mêmes séances que l'année dernière», a-t-elle précisé.

Les voisins ne cachent pas leur soulagement face aux arrestations de jeudi matin. Ils demeurent tout de même prudents. «J'espère qu'ils vont arrêter de pratiquer et que ce sera surveillé de plus près. Ce sont des manipulateurs. Il faut faire quelque chose pour arrêter ça», a-t-elle ajouté.

Ce drame fait réfléchir sur ce genre d'expérience thérapeutique, mais difficile d'empêcher quiconque qui veut s'y intéresser puisqu'il semble que ce soit une façon très populaire.

«Il aura toujours des gens qui vont embarquer dans ces affaires-là. S'ils ne le font pas ici ils vont le faire ailleurs», a mentionné un citoyen.

Voir le reportage de Marie-Pier Cornellier

 
 
 
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