Marc-Antoine Paulin

Le garçon soupçonné comparait devant la justice

Première publication 26 juillet 2012 à 19h25
Le garçon soupçonné comparait devant la justice
Crédit photo : TVA Nouvelles
Par Emmanuelle Corriveau | TVA Sherbrooke

L'adolescent de 13 ans qui aurait aspergé Marc-Antoine Paulin d'essence le 11 juillet dernier à Granby a comparu pour son enquête sur remise en liberté. Le jeune homme fait face à cinq chefs d'accusations.

L'émotion était palpable dans la salle C du palais de justice de Granby alors que la famille et les proches de Marc-Antoine Paulin revoyaient pour la toute première fois l'adolescent de 13 ans qui aurait transformé le jeune garçon en torche humaine.

Il a été accusé formellement de négligence criminelle, voies de faits graves causant des lésions corporelles et trois autres accusations criminelles reliées à l'incendie survenu dans l'immeuble à logements de la rue Déragon. La mère de Marc-Antoine, qui a quitté le chevet de son fils pour assister à la comparution, a tout simplement du mal à comprendre le geste.

«J'ai de la misère à concevoir qu'il ait aspergé Marc-Antoine volontairement. À 13 ans, tu sais très bien que le feu et le gaz ça ne va pas ensemble», affirme Stéphanie Doré, la mère du jeune Marc-Antoine.

Marc-Antoine Paulin, 13 ans, restera marqué à jamais des cicatrices laissées par les brûlures qui sont réparties sur 65% de son corps. En plus des importantes séquelles physiques, il devra se battre pour garder le moral, explique la mère. «Marc-Antoine va avoir beaucoup de physiothérapie, beaucoup de travail à faire et il ne faudra pas le l'abandonner».

Pour la famille et l'autre copain de Marc-Antoine, celui qui a tenté de le secourir, c'est sa vie qui est détruite. Ils auront du mal à pardonner l'accusé.

La mère ne souhaite garder aucun souvenir du drame, pas même une photo des blessures de Marc-Antoine.

«Je n'en veux pas de souvenirs de Marc-Antoine comme ça».

La famille et ses amis feront tout ce qu'ils ont en leur pouvoir pour soutenir le jeune brûlé.

«On a décidé de faire une murale de casquettes pour Marc-Antoine à l'hôpital Sainte-Justine», ajoute un autre ami de la victime.

Le jeune accusé dans cette affaire devra revenir en cour le 21 août prochain. Une évaluation psychiatrique a été demandée par la défense pour vérifier les comportements antérieurs de l'accusé.

Voir le reportage d'Emmanuelle Corriveau

 
 
 
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