Rentrée scolaire sur fond d'élections

Les idées de la CAQ bousculent le milieu

Première publication 24 août 2012 à 21h03
Les idées de la CAQ bousculent le milieu
Crédit photo : TVA Nouvelles
Michel Bernard, directeur général, CSRS
Par Marie-Pier Cornellier | TVA Sherbrooke

Autobus scolaires aux quatre coins de la ville, brigadiers en action, surveillance policière: c'est la rentrée! Ce sont 23 544 élèves de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke qui ont pris le chemin de l'école vendredi matin, de niveau préscolaire à la formation aux adultes.

La frénésie était palpable dans les cours d'écoles. Les enfants retrouvaient amis et professeurs. «Je suis trop excité! Je me suis réveillé tôt ce matin! Je me suis préparé vite, j'avais hâte!», a lancé le jeune Amsa, 10 ans. «J'ai hâte d'apprendre des nouvelles choses et de savoir c'est qui mon professeur», a ajouté son camarade.

En toile de fond de cette magie qui a animé cette rentrée scolaire, la campagne électorale, qui pourrait, selon l'issue du scrutin, changer les habitudes des travailleurs de l'éducation. Les propositions de la Coalition avenir Québec sont accueillies avec scepticisme.

Abolition des commissions scolaires, prolongement des heures de classe au secondaire, sur la cour d'école, les enseignants se montraient réticents à commenter les positions de la CAQ. Finalement, la crainte de voir chambouler les façons de faire a pris le dessus. «Je ne dirais pas que c'est un gouvernement qui s'en va vers un côté d'extrême droite, mais... je pense que quand on prend des décisions politiques, il faut y aller tout doucement, à petits pas», a confié le professeur de musique de l'école primaire Jean-XXIII, Marc Beaudoin.

Professeurs dans une cour d'école(TVA Nouvelles)

Relativement à la proposition de François Legault d'ajouter 5 heures d'école, par semaine, au secondaire pour favoriser la réussite scolaire chez les adolescents et accommoder les familles. «Je ne pense pas que ce soit la solution pour améliorer la réussite scolaire. La solution, c'est de bien les encadrer et de faire en sorte qu'ils soient être heureux à l'école», insiste Marc Juneau, directeur de l'école secondaire du Triolet.

Les partis politiques continueront d'en débattre, reste qu'aujourd'hui, la priorité allait à la rentrée : «Une journée comme aujourd'hui, c'est la fébrilité, c'est les enfants, a tranché une enseignante. Ce qui est politique ne compte pas... dans les prochaines semaines seulement!»

Loin des débats, les plus petits vivaient pleinement le moment présent...

Voir le reportage d'Emmanuelle Corriveau

 
 
 
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