La tâche qui l'attend est colossale

Réjean Hébert hérite des défis de la santé

Première publication 19 septembre 2012 à 19h33
Réjean Hébert hérite des défis de la santé
Crédit photo : TVA Nouvelles
Réjean Hébert, nouveau député de Saint-François, nommé ministre de la Santé et des Services sociaux, ministre responsable des Ainés et responsable de la région de l'Estrie
Par Josée Cloutier | TVA Sherbrooke

C'est un poste qui l'attendait. Réjean Hébert, nouveau député de Saint-François, a officiellement été nommé, mercredi après-midi, ministre de la Santé. On l'a senti ému, visiblement heureux, lors de la cérémonie de présentation du conseil des ministres du gouvernement péquiste. À sa première expérience politique, le Dr Hébert hérite ainsi de l'un des plus importants portefeuilles du gouvernement.

Réjean Hébert se voit aussi confier les responsabilités de ministre responsable de la condition des Aînés et ministre de la région de l'Estrie.

Sa chef, Pauline Marois, l'a invité à relever des défis de taille. Il devra faire en sorte de diminuer le temps d'attente des soins de première ligne et fournir, comme promis en campagne électorale, un médecin de famille pour chaque Québécois. Le nouveau ministre aura aussi comme mandat d'implanter une politique nationale de soins à domicile pour les aînés en créant un régime d'assurance autonomie.

L'homme tout désigné

À la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke, où Réjean Hébert a occupé le poste de doyen de 2004 à 2010, on lui reconnaît les qualités de leader nécessaires pour assumer ces fonctions. «Le Dr Hébert est très bien placé pour relever les défis actuels du réseau de la santé. Lorsque l'on parle du virage vers les soins de santé et l'organisation des services, c'est exactement là où est son expertise», relève Pierre Cossette, actuel doyen de la faculté. «Il est médecin, gériatre, chercheur, fondateur d'un centre de recherche sur le vieillissement, doyen d'une faculté de médecine et toujours praticien. Qu'est-ce qu'on veut de mieux?!», questionne, tout en fournissant la réponse, le vice-doyen à la recherche, Jean-Pierre Perreault.

Interrogés sur la faisabilité d'offrir, au cours de son mandat, un médecin de famille à chaque Québécois, les deux dirigeants veulent y croire. «Dans l'horizon qu'il nous propose, c'est certainement réaliste. Les facultés de médecine travaillent très fort en ce sens. Augmenter l'accès en médecine de famille est quelque chose sur lequel il faut continuer de travailler», estime le doyen. Son collègue à la recherche appuie, tout en relevant que le nouveau ministre devra apprivoiser la machine politique. «Est-ce que le grand paquebot de la santé va tourner à la vitesse qu'il le veut? Nous verrons, mais je crois que cela ne lui prendra pas beaucoup de temps pour s'adapter», estime monsieur Perreault.

 
 
 
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