Le titre de Neptune Technonolgies & Bioressources en chute libre

L'entreprise rassure le marché

Première publication 27 novembre 2012 à 18h55
Par Josée Cloutier | TVA Sherbrooke

La journée a été difficile pour Neptune Technologies & Bioressources. Le titre de l'entreprise sherbrookoise est en chute libre au lendemain d'une tentative visant à rassurer les investisseurs. Le titre de Neptune a chuté de 30 % ce matin à l'ouverture des marchés. Le 8 novembre, jour de la tragédie, on avait cessé toute transaction sur le titre de Neptune.

«Il va falloir exercer beaucoup de patience, peut-être même avoir certaines ententes pour être capable de rétablir la confiance, non seulement avec les investisseurs, mais également avec les fournisseurs», estime le chef d'antenne du canal Argent, François Gagnon.

Lundi, les dirigeants de Neptune ont tenté de rassurer les investisseurs. Dans une longue communication à l'intention des autorités réglementaires et des actionnaires, la compagnie a expliqué en détail son plan de relance et les conditions qui s'y rattachent. L'entreprise précise avoir les ressources nécessaires pour couvrir les dommages, l'interruption des affaires et la responsabilité civile. On y apprend que les gestionnaires seniors et les employés verront leur salaire amputé de 20 %. La reprise de la production se fera d'ici six à neuf mois si les autorités gouvernementales donnent leur appui et si les permis nécessaires sont octroyés.

Le fabricant d'huile de krill, qui tente de conserver son marché, se retrouve aussi au cœur d'une contestation de brevets.

«C'est un autre problème. Neptune est en chicane carrément avec une entreprise qui s'appelle Aker BioMarine, qui aurait pris un des brevets de Neptune pour la fabrication de suppléments alimentaires à base de krill, explique François Gagnon. Ils vont se retrouver en cour aux États-Unis pour défendre le fameux brevet. Cela créé une pression supplémentaire sur le titre»

Un brevet obtenu par Neptune à peine quelques semaines avant la tragédie, mais qui est contesté par ses concurrents. L'enjeu est de taille pour celui qui a découvert le procédé de fabrication.

«Cela donne les droits à Neptune de vendre sur tout le marché américain, le plus gros marché à travers le monde. Mais, Neptune vient d'émettre un avis d'infraction à ses concurrents pour leur barrer la route», explique Adrien Beaudoin, professeur à la retraite.

Sur le terrain, les travaux de nettoyage se poursuivent. En parallèle, 636 000 actions ont changé de main en une seule journée. Pour rassurer le marché :

«Pour Neptune, il s'agit de retomber sur ses pattes le plus vite possible», croit monsieur Beaudoin.

 
 
 
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