Fusillade dans les écoles

Comment éviter le pire

Première publication 21 décembre 2012 à 16h29
Comment éviter le pire
Crédit photo : archives
Afin de les préparer à un scénario catastrophe, les enseignants des écoles secondaires de la Mauricie ont pris part à une simulation d'un tel événement dans leur établissement.
Par Nicolas Ducharme | Agence QMI

Afin d'éviter des tragédies comme celle de Newtown, les écoles de la Commission scolaire Chemin-du-Roy, en Mauricie, en collaboration avec les différents corps policiers, ont établi un plan bien précis des procédures à suivre si l'impensable devait survenir.

Conçu à la suite de la fusillade du Collège Dawson en 2006, le Plan de réponse aux établissements scolaires visait à trouver un moyen permettant aux policiers d'intervenir plus rapidement, dans l'optique où un homme armé ferait irruption dans une école.

«Avant, les policiers avaient l'habitude d'établir un périmètre de sécurité. Maintenant, ils ont une stratégie active», a expliqué Jacques Moore, coordonnateur des services complémentaires pour la Commission scolaire.

Depuis, la Sécurité publique de Trois-Rivières et la Sûreté du Québec sont équipées d'un dossier d'informations sur la quarantaine d'écoles primaires et secondaires de la région.

«Il contient toutes les informations pertinentes à une telle situation, même si l'on souhaite que ça n'arrive jamais. C'est le plan de match à adopter pour chaque école afin d'intervenir le plus rapidement possible», a ajouté le coordonnateur.

Il est toutefois impossible d'obtenir davantage de détails quant à la procédure qui serait suivie en cas de fusillade. «On ne peut pas dévoiler ces stratégies, a-t-il souligné. Si un tueur potentiel était en possession de ces informations, il pourrait déjouer notre plan.»

Les professeurs dans le coup

Afin de les préparer à un scénario catastrophe, les enseignants des écoles secondaires de la région ont pris part à une simulation d'un tel événement dans leur établissement. Une pratique des plus réalistes qui s'est déroulée sans les élèves.

«Nous tentons de rassurer les gens en leur montrant que nous avons fait l'effort de nous pencher là-dessus, a indiqué le porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières, Michel Letarte. Ça pourrait hausser leur sentiment de sécurité et ça démontre que nous nous préoccupons de la situation et qu'ils n'ont pas à se poser de questions.»

Irréel

Même avec une préparation des plus exhaustives, il est impossible de tout prévoir puisque les facteurs de l'opération sont des plus variables. Même pour les policiers, la tâche ne sera pas facile.

«Avec ce que nous venons de vivre, on réalise que c'est un scénario dramatique, a dit M. Letarte. Je ne suis pas certain que nous sommes toujours préparés psychologiquement à une situation si irréelle. On a beau en parler, c'est différent lorsque ça arrive.»

 
 
 
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