Plan de réponse pour établissements sécuritaires

Déjà 97% des écoles québécoises initiées

Première publication 9 janvier 2013 à 20h05
TVA Sherbrooke

La tragédie de Newtown au Connecticut à la mi-décembre qui a coûté la vie à 20 enfants d'une école primaire rappelle l'importance de toujours être prêt à toutes les situations.

Au Québec, après Dawson en 2006, le ministère de l'Éducation et la Sûreté du Québec ont mis en place le «Plan de réponse pour établissements sécuritaires» (PRES). L'initiative est déjà en implantation dans la majorité des écoles du Québec.

La Sûreté du Québec calcule que 97% des écoles de tout le Québec ont été initiées à ce programme. Évidemment, toutes ne sont pas rendues au même niveau quant au processus d'application.

À la Commission scolaire des Bois-Francs, les 52 établissements scolaires ont complété l'ensemble du programme. «La SQ possède l'ensemble de nos plans d'écoles. Comment on fait, où sont les entrées, les sorties tout ça», précise le directeur général de la Commission scolaire, François Labbé. «Lors de journées pédagogiques, le personnel des écoles secondaires ont été initiés à vivre un barricadement et comment on doit se comporter.»

Dans les écoles primaires, les entrées ont été sécurisées: portes barrées, systèmes de caméras... «L'étape qu'il nous reste à faire, poursuit le directeur, c'est à chaque début d'année, il faut reprendre [l'exercice] avec le personnel, parce qu'il y a toujours de nouvelles personnes qui s'ajoutent.»

À la polyvalente La Samarre de Plessisville, qui accueille plus de 1000 élèves, le programme passe bien auprès des élèves et du personnel. «Un peu le même style que les pratiques d'incendie comme on a chaque année», explique Pierre Yan.

Des événements pour lesquels on n'est jamais totalement préparé et auxquels on ne souhaite jamais faire face, mais le programme PRES apparaît utile et rassurant: «Si ça arrive tu vas savoir quoi faire, estime Cloé. Tu as déjà été préparée à ça, puis tu paniqueras moins...»

«Ce genre d'événements, c'est tellement gros, imagine l'enseignante Marie-Josée Comtois, c'est tellement impliquant émotivement, qu'on peut facilement perdre le nord et ne plus savoir comment contrôler...»

Pour ce qui est des écoles du grand Sherbrooke, autant à la Commission scolaire qu'au Service de police, on s'est fait avare de commentaires...

D'après un reportage de Marcel Gagnon

 
 
 
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