
Une chose est sûre, la Ville de Bécancour ne pourra jamais compenser la perte de 800 emplois à Gentilly-2. Quoi qu'il arrive avec la centrale, le développement économique du parc portuaire ne serait pas menacé. La preuve: deux joueurs d'envergure ont toujours Bécancour dans la mire.
Le premier Rio Tinto fer et titane pourrait créer entre trois et quatre cents emplois le second IFFCO, une coopérative indienne pourrait aussi employer une centaine de travailleurs. Mais on parle au moins d'investissements totalisant près de 5 milliards.
Qu'adviendra-t-il des employés de la centrale advenant un démantèlement? Les perspectives sont peu encourageantes pour des spécialistes du nucléaire.
À Gentilly-1 par exemple, l'attente dure depuis plus de quarante ans alors que la centrale est toujours en dormance. Un petit groupe seulement surveille toujours les installations comme ce serait le cas à Gentilly- 2.
Le directeur de l'Institut de génie nucléaire considère que le Québec n'a pas les moyens de se passer de pareil moteur économique. Pour lui, il faudrait mieux donner une deuxième vie à Gentilly-2 avant de la déclasser.
Pour la première fois depuis la fuite d'eau lourde à la centrale au mois d'août dernier, Hydro-Québec s'est refusé à tout commentaire. Impossible donc de savoir quand reprendront les activités, mais surtout si ça se fera avant la date butoir du 31 décembre prochain.
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