Résidence pour personnes âgées à Shawinigan

Une octogénaire morte coincée dans son lit

Première publication 15 novembre 2012 à 18h48
Par Marie-Pier Cloutier | TVA Nouvelles

Une octogénaire a connu une fin tragique dimanche à Shawinigan. Marielle Vincent est morte coincée dans son lit escamotable dans la résidence aux Jardins du Campanile. La veille, l'octogénaire aurait mis fin spontanément à une partie de cartes disant être trop fatiguée pour la terminer. Ce n'est que le lendemain après-midi que les employés l'ont retrouvé sans vie.

«Ce qui hante le personnel, c'est la façon qu'elle est morte», a déclaré la directrice générale de l'établissement, Danielle Gervais.

Madame Vincent a-t-elle eu un malaise? Toujours est-il que la victime n'a jamais appuyé sur le bouton d'urgence qui se trouve à côté de son lit.

La nouvelle a bouleversé plusieurs résidants, qui sont tout de même régulièrement confrontés à la mort.

«Ce genre de lits là, ça rebondit à rien», a lancé un résidant, Pierre-Paul Poirier, avant d'ajouter qu'il n'aurait jamais un lit comme ça.

Aux jardins du Campanile, quatre locataires ont un lit escamotable. La direction a d'ailleurs procédé à des vérifications pour s'assurer que tout est conforme. À la demande de certains résidants, les employés ont même dû en bloquer quelques-uns.

Autre cas similaire

En 2005, une octogénaire a perdu la vie dans des conditions similaires à St-Jérôme. La coroner Johanne Lachapelle avait alors émis une série de recommandations. Elle recommandait, entre autres, que les entrepreneurs mettent fin à la fabrication et à la vente de ce modèle de lits et des lits similaires, qui ne respectent pas la norme Iso 10131. Mme Lachapelle demandait aussi à Santé Canada de faire respecter la norme.

L'avocat Jean-Pierre Ménard a représenté la famille de Laura Grenier-Godard, qui a perdu la vie au Manoir St-Jérôme. Il doute que la loi ait été révisée.

«Il faudra voir qui a installé ce lit, mais chose certaine, un drame comme celui-là ne devrait pas arriver», a expliqué l'avocat.

Santé Canada a réagi par courriel en fin de journée. La responsable stipule que c'est aux fabricants de se conformer à la loi et n'était pas en mesure de préciser si la norme Iso a été révisée. Un coroner doit procéder à une autopsie sur le corps de la victime dans les prochains jours pour déterminer la cause exacte de son décès.

 
 
 
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