Relations sexuelles avec son élève

Rejet de la requête de Tania Pontbriand

Première publication 2 septembre 2011 à 10h26
Mise à jour : 2 septembre 2011 à 12h51
Rejet de la requête de Tania Pontbriand
Crédit photo : Agence QMI
TVA Nouvelles

La requête en arrêt des procédures déposée par Tania Pontbriand, une ancienne enseignante accusée d'avoir eu des relations sexuelles avec un élève mineur, a été rejetée vendredi au palais de justice de Saint-Jérôme. Les procédures peuvent donc continuer.

Le procès a commencé cette semaine, mais a été ajourné mercredi afin que le juge François Beaudoin de la Cour du Québec puisse examiner la requête en arrêt des procédures.

Il s'est écoulé 37 mois entre la mise en accusation de Tania Pontbriand et le début de son procès, des délais que la défense trouvait abusifs.

Le juge Beaudoin a indiqué que chacun des retards du procès était justifié, puisque tous étaient bien documentés.

200 relations sexuelles

Les faits reprochés à la victime seraient survenus de 2002 à 2004. Selon l'adolescent, qui était âgé de 15 à 17 ans au moment des faits, il aurait eu de 200 à 300 relations sexuelles avec Tania Pontbriand.

Compte tenu de sa position d'autorité, l'ancienne enseignante n'aurait pas eu le consentement de l'adolescent.

Témoignage de la victime

Le jeune homme, qui célèbre son 25e anniversaire vendredi, a commencé à témoigner.

Il a raconté comment sa relation avec l'accusée, qu'il ne connaissait pas avant qu'elle devienne sa professeure, avait débuté.

Leur première relation sexuelle a eu lieu alors qu'ils étaient en camping, après quoi il était à la fois confus et excité, a-t-il confié au juge.

Les rapports sexuels se sont par la suite produits dans une multitude de lieux, incluant la voiture, le domicile et le bureau de Tania Pontbriand, ainsi que dans un boisé de Rosemère.

La relation amoureuse, qui a perduré pendant environ deux ans, a pris fin peu de temps après que la présumée victime eut déménagé à Montréal pour poursuivre ses études au cégep.

Une rupture que l'étudiant a eu de la difficulté à encaisser, lui qui affirme avoir été dépressif et avoir eu des pensées dépressives durant cette période.

Toujours hantée par cette histoire alors qu'elle fréquentait l'université, la présumée victime a décidé de tout raconter à la suite d'une dispute avec sa mère, durant laquelle celle-ci lui a dit qu'il se comportait «comme un enfant de 15 ans».

À la demande de la Couronne, Tania Pontbriand a dû s'asseoir à une table derrière le jeune homme pour ne pas qu'il la voie durant son témoignage.

Le procès se poursuivra au mois de novembre.

 

 

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