Mouvement étudiant

Trois manifestantes de la «Grande mascarade» accusées

Première publication 30 mars 2012 à 21h26
Trois manifestantes de la «Grande mascarade» accusées
Crédit photo : Agence QMI
La «Grande Mascarade», manifestation étudiante le 29 mars 2012
Par Michaël Nguyen | Agence QMI

Trois jeunes femmes ont comparu vendredi après-midi pour des accusations en lien avec la «Grande mascarade» qui s'est tenue jeudi dans les rues de Montréal.

Deux femmes de 23 ans et une autre de 24 ans avaient été arrêtées jeudi dans le cadre des manifestations contre la hausse des droits de scolarité. Elles auraient entre autres vandalisé une voiture de police en l'aspergeant de peinture.

Emma Stropple, Cecilia Tekla Sydor-Estable et Lauren Danielle Nancarrow font face à des accusations de complot pour commettre des méfaits, de déguisement dans un dessein criminel et de méfaits sur des voitures de police, des logements et un pot de fleurs.

Une trentaine de manifestants, la majorité arborant le carré rouge en signe de protestations contre la hausse des droits de scolarité, étaient venus soutenir les accusées.

Les trois femmes sont entrées dans la salle d'audience, sous les saluts et les sourires de leurs partisans. Les accusées ont renvoyé les salutations, l'une d'elles allant jusqu'à faire des grimaces dans l'audience.

Trois constables spéciaux surveillaient la salle tandis que d'autres étaient postés à l'extérieur. Quelques manifestants ont dû être expulsés de la salle d'audience du palais de justice de Montréal.

Par moment, les accusées semblaient prendre à la légère les graves accusations portées contre elles.
Libérées sous les applaudissements

La Couronne ne s'est pas opposée à leur libération, moyennant le respect de certaines conditions. Les accusées ne pourront pas se trouver dans des manifestations, à moins qu'elles ne soient pacifiques. Lors de celles-ci, il leur sera en plus interdit de se cacher le visage et d'avoir des sacs permettant de dissimuler des armes.

À la lecture de chaque condition, des rires fusaient dans la salle, de même que dans le box des accusées.

Les trois accusées, représentées par Me Clémence Giroux, ont hésité avant d'accepter de respecter les conditions, demandant de voir en détail les accusations portées contre elles.

«Oh mon dieu!», s'est écriée l'une d'elles en anglais, tandis que des manifestants riaient dans la salle.

Soulignons qu'elles ne portaient pas de chaussures, qui auraient pu être saisies en preuve. La juge Julie Riendeau a demandé que soit fait le nécessaire pour que les accusées puissent quitter le palais de justice, chaussures au pied.

Les jeunes femmes ont finalement acquiescé aux conditions, et des cris et des applaudissements ont fusé lorsqu'elles sont sorties de la salle d'audience.

Elles devront revenir en cour le 17 mai prochain.

 
 
 
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