Procès pour meurtre

L'ex-juge Delisle avait une maîtresse

Première publication 8 mai 2012 à 12h53
Mise à jour : 8 mai 2012 à 18h19
TVA Nouvelles

La Courone a commencé à présenter sa preuve au procès de l'ex-juge Jacques Delisle, accusé du meurtre de son épouse, Marie-Nicole Rainville.

Dès le départ, Me Steve Magnan a expliqué que le mobile du meurtre était que Jacques Delisle avait une maîtresse : sa secrétaire, avec qui il entretenait une relation depuis longtemps. Avec qui, aussi, il entretenait semble-t-il des projets de vie commune. Celle-ci doit d'ailleurs venir témoigner au cours de son procès.

Cela dit, outre la maîtresse de l'ex-juge, la Couronne va faire entendre de nombreux témoins : des policiers, des civils et des experts.

Ça a commencé, mardi matin, avec l'audition de l'appel au 911 logé par Jacques Delisle, vers 10 h 31, le 12 novembre 2009. Il y explique qu'il arrive chez lui et qu'il vient de découvrir que son épouse s'est suicidée.

Parfois calme, parfois plus nerveux et à bout de souffle, il explique, lorsque l'opératrice lui demande s'il s'attendait au suicide de son épouse qu'elle a eu un AVC en 2007 qui l'avait laissée paralysée du côté droit et une fracture de la hanche en juillet 2009, qui a nécessité une longue hospitalisation.

Des doutes dès le départ

Premier témoin entendu : Denis Turcotte, un policier de Québec, expert en scènes de crime.

Le policier Turcotte a d'abord expliqué que ce présumé suicide d'une femme à l'aide d'une arme à feu était une première pour lui et une source d'interrogations.

main de la victimeLa main gauche de Marie-Nicole Rainville et les traces de poudre noire. (Photo : courtoisie, SPVQ)

Et puis, le policier Turcotte a constaté la présence d'un trou dans la tempe de la victime mais, aussi, la présence de poudre noire sur la paume de sa main gauche.

Or, Marie-Nicole Rainville était paralysée du côté droit et sa seule main fonctionnelle était la gauche. Pour le policier Turcotte, c'était inexplicable puisque, si elle avait utilisé l'arme avec sa main gauche, on ne pouvait pas y retrouver de poudre noire.

Le policier Turcotte a donc fait appel à d'autres experts pour tenter d'expliquer la présence de cette poudre noire. Ces experts viendront témoigner plus tard, au cours du procès.

Son témoignage se poursuit mercredi, avec le contre-interrogatoire de la défense.

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