Bombes fumigènes dans le métro

Des accusations trop sévères?

Première publication 14 mai 2012 à 09h51
TVA Nouvelles

Les accusations portées contre les quatre jeunes suspectés d'avoir paralysé le métro de Montréal avec des bombes fumigènes seraient-elles trop sévères?

Roxanne Belisle, 23 ans, François Vivier-Gagnon, 22 ans, Vanessa L'Écuyer, 22 ans, et Geneviève Vaillancourt, 25 ans, ont été accusés d'incitation à craindre des activités terroristes, de complot et de méfaits de plus de 5000$.

«Les accusations de complot et de méfait [...] sont très graves et très sérieuses, a rappelé Me Gilles Ouimet, ancien bâtonnier du Québec, en entrevue avec Claude Poirier. [...] Ce qui a fait sourciller certaines personnes, dont moi, c'est le recours aux infractions en matière de terrorisme. [...] Quand on parle de terrorisme, ça frappe l'imaginaire des gens, donc on se questionne si c'est vraiment à propos d'avoir recours à ces dispositions.»

«La définition d'activité terroriste est très large, on parle de perturber gravement les services essentiels, sauf qu'on a prévu que ça ne vise pas le cadre de revendication et de manifestation.»

Un message fort

Il n'est pas exclu que le Directeur des poursuites criminelles et pénales ait volontairement utilisé ce chef d'accusation pour passer un message, selon Gilles Ouimet.

«On peut penser qu'en ayant ajouté cette infraction, on voulait passer un message», explique-t-il, rappelant cependant que rien n'est encore joué pour les accusés.

«On en est au tout début du processus, où le poursuivant va choisir les accusations, donc on ne sait pas encore lesquelles resteront au bout du compte. De plus, les accusés sont toujours présumés innocents à l'heure actuelle.»

 
 
 
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