Drame familial de Warwick

«C'est toujours triste de voir qu'il faut l'intervention des tribunaux»

Première publication 13 juillet 2012 à 07h25
«C'est toujours triste de voir qu'il faut l'intervention des tribunaux»
Crédit photo : Facebook
Par Kathleen Frenette | Journal de Montréal

«C'est toujours triste de voir qu'il faut l'intervention des tribunaux criminels pour essayer de régulariser la situation (...) d'autant qu'il y a deux enfants qui sont issus de votre union. J'ose espérer qu'aujourd'hui, vous saurez vous conformer aux ordonnances de cour et que cela mettra fin à la saga.»

Voilà les paroles qui avaient été prononcées par le juge Rosaire Larouche en septembre 2006 à l'égard du père de famille qui est soupçonné d'avoir mis fin aux jours de ses enfants, Lindsey et Karen, mardi à Warwick, avant de s'enlever la vie.

Le conseil avait été prodigué par le magistrat lors du prononcé de la peine pour une accusation d'intimidation envers son ex-conjointe Nadine Brillant, la mère des enfants.

«Vous avez droit à votre oxygène, elle a droit au sien, avait-il ajouté avant de condamner Marcoux à une amende de 500 $ et à une sentence suspendue de 24 mois. Vos droits sont garantis, mais ils cessent là où commencent ceux des autres et ce n'est certainement pas en ayant des attitudes qui font qu'on se retrouve en chambre pénale que ça règle les situations, bien au contraire. Ça ne fait qu'envenimer et amplifier.»

Bonne entente

«À l'époque, la garde m'était exclusive et Jocelyn voyait les enfants une fin de semaine sur deux, a dit Nadine Brillant lors d'une entrevue accordée mercredi. Par contre, s'il avait envie de voir les enfants en semaine il pouvait venir les prendre sans problème.»

Selon elle, l'entente était bonne jusqu'à ce qu'elle découvre le pot aux roses.

«J'avais un appartement à Victoriaville et je me suis aperçue qu'il avait fait un double de mes clés, a-t-elle raconté en précisant qu'elle n'oublierait jamais cette scène. Je suis arrivée chez moi, il était assis dans le salon.

Je lui ai demandé ce qu'il faisait là et il m'a répondu qu'il avait le droit d'être là parce que ses enfants habitaient là.»

La mère de famille a pris un autre appartement en se jurant que plus jamais il n'aurait accès à son intimité.

Par amour

En 2010, lorsque Karen et Lindsey expriment le souhait d'habiter à Warwick, madame Brillant choisit d'accéder à leur demande en se disant que si elle les laisse libres de partir, ils seraient aussi libres de revenir.

«Ce qu'on m'a expliqué, en thérapie, c'est que si je les empêchais de partir, ce serait un geste égoïste de ma part...»,a-t-elle expliqué.

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.