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Le résidant de Léry qui accuse un conseiller de l'avoir agressé soutient qu'il subissait des menaces depuis plus de deux ans et demi.
L'agression est survenue le 25 juillet. Benoît Gariepy a allégué qu'il travaillait sur le terrain d'un de ses clients sur le chemin du Lac-Saint-Louis, à Léry, quand il a soudainement vu le conseiller municipal Adrien Desrochers se précipiter sur lui en courant avant de lui assener des coups de poing.
«Il a arrêté sa voiture en plein milieu de la rue, a raconté M. Gariepy, puis s'est jeté sur moi en [me] frappant. Ça faisait longtemps qu'il m'invitait à me battre, mais je n'ai jamais cédé. Il ne m'a jamais fait peur.»
La situation aurait toutefois dégénéré lorsque le conseiller municipal aurait empoigné une scie mécanique qui reposait dans la boîte arrière du camion de M. Gariepy. «Là, je n'ai pas trouvé ça drôle. Je n'ai pas eu le choix de me défendre», a-t-il dit.
La situation aurait dégénéré lorsque le conseiller municipal aurait empoigné une scie mécanique qui reposait dans la boîte arrière du camion de M. Gariepy. (Agence QMI)
M. Gariepy a dit avoir reçu un dur coup à la tête, qui l'a jeté au sol. Le coup aurait été donné avec la partie lourde de l'outil, et non avec la lame, qui n'était pas en marche. Après s'être relevés, lui et son fils de 19 ans, qui était présent sur les lieux et qui est vite intervenu en voyant son père couché au sol, ont roué le conseiller de coups afin de le maîtriser, a soutenu M. Gariepy.
Une femme qui était bloquée sur la route par la voiture immobilisée du conseiller a été témoin de la scène. C'est elle qui aurait contacté le 911.
De même, le propriétaire du terrain où s'est déroulé l'événement, un homme de 75 ans, aurait aussi assisté à l'incident, un balai à la main, prêt à intervenir au besoin.
Le conseiller a comparu devant juge le jour suivant son arrestation. Des chefs d'accusation de voies de fait, agression armée et menace de lésions corporelles ont été retenus contre lui. Il a dû verser une caution de 2000 $ pour recouvrer sa liberté jusqu'à son procès.
Selon M. Gariepy, ce différend avec le conseiller municipal remonte à plus de deux ans, moment où M. Desrochers a été élu au conseil municipal et où le projet d'égout et d'aqueduc a été envisagé par la Ville.
«Il possédait des terrains, et si le projet d'égouts et d'aqueduc ne passait pas, il n'aurait pas pu les vendre», a soutenu la victime.
Et comme M. Gariepy était à la tête d'un groupe de citoyens qui s'opposaient à la vente d'un terrain nécessaire à la réalisation du projet, c'est sur lui que la haine du conseiller serait retombée.
La police de Châteauguay a cependant déclaré peu après l'événement qu'aucune des deux parties n'avaient subi de blessures graves.
Le conseiller n'a pas retourné les appels du Soleil de Châteauguay.
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