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Considéré comme trop dangereux pour être remis en liberté, l'agresseur sexuel Raynold Perron pourra tout de même fréquenter les salles de quilles et de billard, pour qu'il puisse y «rencontrer des adultes et développer un réseau prosocial».
Condamné en 2004 à deux ans de détention pour avoir eu des contacts sexuels avec deux garçonnets de trois à cinq ans, Perron a également été déclaré délinquant à contrôler pour une période de dix ans.
Selon le rapport présenté par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC), Perron présente de «multiples paraphilies» allant du voyeurisme à la pédophilie en passant par l'exhibitionnisme.
De plus, le délinquant aurait affirmé «avoir commis plusieurs actes non judiciarisés entre 1993 et 2000».
Selon la Commission, malgré sa participation à des programmes thérapeutiques, Perron présente toujours un risque élevé de récidives en matière de délit à caractère sexuel. «Outre quelques prises de conscience, les effets escomptés de ces traitements sont toujours attendus», peut-on lire dans le rapport.
Au terme de son analyse, la Commission conclut que la problématique de délinquance sexuelle de Perron est omniprésente depuis plus de 20 ans. Elle note également une «aggravation de ses agissements qui ont débuté par l'exhibitionnisme et qui se sont terminés par des contacts sexuels à l'égard d'enfants».
À la suite de cette évaluation, la Commission a décidé de prolonger l'assignation à résidence pour une période de 180 jours. Toutefois, la CLCC considère que le quadragénaire doit fréquenter des adultes pour développer son réseau social.
Raynold Perron pourra donc fréquenter les salles de billard et de quilles, « après avoir obtenu une autorisation écrite de son surveillant de libération conditionnelle ».
Pour Pascale Brosseau, coordonnatrice au Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel à Lévis, une décision comme celle-là prouve une fois de plus que les peines d'emprisonnement pour les agresseurs sexuels sont souvent trop légères.
«Lorsqu'une sentence est prononcée, le juge tient toujours compte de la déclaration de la victime et des conséquences que le crime a eues sur la personne. Malheureusement, malgré ce fait, les peines ne sont de façon générales pas assez sévères», a-t-elle mentionné.
«À cause de cette réalité, nous disons souvent aux personnes qui désirent porter plainte qu'il ne faut pas tabler sur la sentence que l'agresseur pourrait avoir, mais bien sur la reprise de pouvoir que la victime aura sur sa propre vie en dénonçant», a-telle dit en terminant.
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