Martin Marcil formellement accusé

Sordides agressions sexuelles à Joliette

Première publication 31 août 2012 à 11h43
Mise à jour : 31 août 2012 à 18h30
Agence QMI et TVA Nouvelles

Le présumé agresseur sexuel de deux jeunes femmes de Joliette dans Lanaudière a été arrêté par la Sûreté du Québec (SQ) à son domicile de Trois-Rivières plus de deux ans après les faits.

Martin Marcil, 28 ans, a été accusé, vendredi au palais de justice de Joliette, six chefs d'accusation, dont deux d'agression sexuelle grave, vol qualifié, possession d'arme dans un dessein dangereux, enlèvement et séquestration. Le suspect aurait notamment utilisé une barre à clous et un couteau pour commettre une des agressions.

(Photo gracieuseté)

La première agression s'est produite le 15 décembre 2009 à Joliette. La victime, une femme de 24 ans, marchait dans la rue Gauthier Sud lorsque le suspect l'a attaquée par-derrière en la frappant avec une barre fer. Il l'avait agressée sexuellement non loin d'une voie ferrée avant de la laisser pour morte.

La seconde agression sexuelle s'est déroulée deux mois plus tard, le 20 février 2010 dans la route 343 à Saint-Ambroise-de-Kildaire. Le suspect aurait provoqué une collision avec la voiture de la victime. Il s'est alors attaqué sauvagement à la femme de 24 ans.

Il l'a ensuite traînée dans un endroit isolé avant de l'agresser sexuellement et de l'abandonner dans un banc de neige dans le secteur de la rue Mandeville. La victime avait réussi à demander du secours.

L'enquête de longue haleine menée par la SQ, qui avait émis un portrait-robot du suspect en avril 2012, a mené à l'arrestation Marcil. Ce dernier a été arrêté à son domicile de Trois-Rivières, jeudi, avant d'être longuement interrogé par les enquêteurs.

Vendredi, l'accusé n'a enregistré aucun plaidoyer. La Couronne s'est opposée à la remise en liberté du suspect qui reviendra devant le tribunal, le 5 septembre, pour son enquête sous cautionnement.

Interrogé à sa sortie de la salle d'audience, le procureur aux poursuites criminelles et pénales au dossier, Me Bruno Leclerc, a indiqué que le principal motif pour lequel la Couronne souhaite que l'accusé demeure détenu jusqu'à son procès est la gravité des accusations ainsi que des circonstances entourant celles-ci.

De son côté, l'avocat de la défense a déclaré: «Mon client est sous le choc de son arrestation et il est découragé. On va évaluer la preuve avant de demander une remise en liberté.» Il a ajouté que l'accusé aurait fourni un échantillon d'ADN en plus de faire une déclaration aux policiers.

Les enquêteurs Service d'enquête sur l'intégrité de la personne demandent à nouveau l'aide du public afin d'obtenir des informations concernant les allées et les venues de cet individu. Communiquez avec la centrale d'information criminelle au 1 (800) 659-4264.


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