Réplique à Danielle Lechasseur

Michel Dumont piqué au vif

Première publication 18 septembre 2012 à 10h30
TVA Nouvelles

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«Je suis innocent et il faudrait que ça cesse». Quinze ans après avoir été blanchi des accusations de viol qui pesaient sur lui, Michel Dumont est consterné par la sortie publique de Danielle Lechasseur, lundi soir à l'émission Denis Lévesque.

«Je la sens ébranlée. Madame est sous le coup de plusieurs émotions», suggère M. Dumont, qui n'arrive pas à s'expliquer pourquoi Mme Lechasseur demeure convaincue qu'il est son agresseur. En entrevue avec Claude Poirier au Négociateur, M. Dumont s'est employé à réfuter la version de celle qui l'accuse.

Il remet notamment en doute la crédibilité de Mme Lechasseur, qu'il estime perturbée. Il soutient qu'au moment de son procès, en 1997, la Couronne aurait dû déceler les brèches dans son témoignage.

Mme Lechasseur a admis que son récit comportait certaines imprécisions. «Ma perception n'était peut-être pas la bonne, il se peut, au niveau de la grandeur. Mais pour ce qui est de l'individu, je ne me suis pas trompée», a-t-elle raconté à Denis Lévesque.

Pour M. Dumont, le portrait du suspect, brossé par la plaignante, aurait suffi à le disculper au moment du procès. «Il y avait trop de contradictions. Rien ne coïncidait. La grosseur, le poids, rien», martèle-t-il.

Le sosie, point tournant de l'affaire

Quelques années après l'agression, Mme Lechasseur soutient avoir croisé un homme qui ressemblait à s'y méprendre à Michel Dumont, qu'elle croyait alors en prison. Elle aurait ainsi identifié le manteau de cuir que portait son agresseur au moment du viol présumé

Cette rencontre, dans un club vidéo, aurait semé un doute dans son esprit. Qui plus est, lors de son procès, l'accusé avait révélé avoir un sosie dans la région. «Dans ma tête, ça ne pouvait pas être Michel Dumont, puisqu'il était en prison. Et là je me suis dit: "Oh mon Dieu, est-ce possible que j'aie fait condamner quelqu'un qui est innocent?"»,

C'est à la suite de cette rencontre qu'elle a contacté la Couronne pour lui faire part de son doute. Une information qui a mené à l'acquittement de Michel Dumont par la Cour d'appel du Québec en 2001.

Or, Mme Lechasseur soutient avoir appris, quelques années plus tard, que M. Dumont était sorti de prison au moment de cette rencontre dans un club vidéo. Il n'y a donc aucun doute dans soin esprit: un seul suspect, Michel Dumont, correspondait au portrait de son agresseur dans la région.

«C'était son agresseur et pas moi»

Face à cette version des faits, Michel Dumont maintient que la présumée victime fait fausse route. Selon lui, le manteau de cuir que Mme Lechasseur allègue avoir identifié avait été saisi par les policiers, plusieurs mois avant la rencontre invoquée.

«Elle vient de prouver hors de tout doute que je suis innocent parce que le type qu'elle a vu, s'il portait un manteau de cuir, c'était son agresseur et pas moi.»

Parallèlement à ces nouveaux développements, le film L'affaire Dumont, qui relate le combat judiciaire de Michel Dumont, a pris l'affiche vendredi dernier. Preuve que l'histoire attise toujours l'intérêt des Québécois, le long métrage a récolté près de 170 000$ lors de ses trois premiers jours d'exploitation.


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