Il rate la circoncision de son fils

Un père sera entendu en Cour suprême

Première publication 15 novembre 2012 à 14h27
Un père sera entendu en Cour suprême
Agence QMI

La Cour suprême doit entendre vendredi les plaidoiries qui serviront à déterminer si la liberté de culte comprend le droit de circoncire son fils à domicile.

Un homme de Colombie-Britannique, qui ne peut pas être identifié en raison d'une interdiction de publication, a tenté de circoncire son fils de quatre ans à même le sol de sa cuisine, en avril 2007.

Il a utilisé une lame à couper les tapis achetée dans un Home Depot le jour même et l'a stérilisée. Il n'a administré aucun produit anesthésiant à son fils, à l'exception de quatre onces d'hydromel.

«Le résultat», selon la Couronne, serait que «le prépuce du pénis de D.J. se dresse comme deux bras. D.J. n'a pas été circoncis. Il a été défiguré».

En 2009, l'homme a été accusé d'avoir causé des lésions corporelles par négligence criminelle, de voies de fait graves et d'agression armée. Il a seulement été condamné pour le premier chef.

La Cour d'appel de Colombie-Britannique a ensuite rendu un verdict de culpabilité pour les trois chefs, puis l'homme a fait appel à la Cour suprême.

Le père, un témoin de Jéhovah, croit que la circoncision est nécessaire pour «normaliser les choses auprès de Dieu.» Il a aussi avancé n'avoir eu aucune intention de blesser son fils, avoir pris toutes les précautions de sécurité, y compris de consulter des médecins (qui lui avaient déconseillé de pratiquer l'intervention) et s'être informé sur Internet en matière de circoncision.

La Couronne avance que c'est un cas de violence à l'endroit d'un enfant plutôt que de liberté de culte.

Le père avait par ailleurs tenté de se circoncire lui-même en 2005 et avait fini à l'hôpital.

 
 
 
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