Coupable de meurtre et tentative de meurtre

Prison à perpétuité pour Pierre-Olivier Laliberté

Première publication 23 avril 2013 à 16h04
Mise à jour : 23 avril 2013 à 17h06
TVA Nouvelles

Après un peu moins de deux jours de délibération, le jury de huit hommes et trois femmes a tranché.

Pierre-Olivier Laliberté, 25 ans, est trouvé coupable du meurtre prémédité de Michaël Cadieux et de tentative de meurtre sur Barbara Fortin Saint-Pierre, en juin 2011, à Québec.

Le juge Richard Grenier l'a aussitôt condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de libération avant 25 ans.

«Vous avez commis un crime atroce. Vous avez la peine que vous méritez, quant à moi», a déclaré le juge Grenier.

En entendant la sentence, le jeune homme s'est replié sur lui-même. Puis, les agents de la paix l'ont fait sortir pour l'emmener en prison. Son père, Guy Laliberté, qui avait témoigné en sa faveur, est resté de marbre et il a quitté les lieux sans mot dire.

En appel?

Victime survivante, Barbara Fortin Saint-Pierre s'est dite satisfaite du verdict et de la peine imposée à son agresseur, même si elle estime qu'il ne paiera jamais assez pour tout le mal qu'il a fait.

Quant à l'avocat de Pierre-Olivier Laliberté, Alain Dumas, il parle déjà d'aller en appel.

«Quand c'est arrivé, elle l'a vu, elle l'a pris au cou, elle l'a vu à six pouces du nez. Elle dit qu'elle a été attaquée par un inconnu et je n'ai pas eu la permission du juge de mettre ça en preuve. Alors, on va essayer de le mettre en preuve en Cour d'appel.»

accusé et jugePierre-Olivier Laliberté et le juge Richard Grenier

Trahi par son ADN

Le 12 juin 2011, vers 4 h, Pierre-Olivier Laliberté s'était introduit dans le logement de ses victimes, rue de l'Aqueduc, dans le quartier Saint-Sauveur, et les avait poignardées à plusieurs reprises avant prendre la fuite.

Il a été retracé deux mois plus tard, trahi par son ADN qu'on avait retrouvé sous les ongles de la main droite de la jeune femme. Pour se défendre et le repousser, en effet, celle-ci l'avait saisi par le cou.

Mais c'est aussi parce qu'il avait sévèrement battu son ex-petite amie, un an plus tôt, que Laliberté a été trahi par son ADN.

Lorsqu'on l'a prélevé sous les ongles de Barbara Fortin Saint-Pierre, l'ADN de Pierre-Olivier Laliberté n'était pas fiché dans les registres des policiers, ce qui empêchait de le retracer.

victimeBarbara Fortin Saint-Pierre, victime survivante (Agence QMI)

Or, un mois plus tard, le 8 juillet 2011, il était condamné pour avoir battu son ex-amie de coeur et on lui enjoignait de fournir un échantillon d'ADN. Les policiers ont rapidement fait le recoupement et Laliberté a été arrêté un mois plus tard.

Cette preuve d'ADN allait se révéler capitale dans le procès parce que la survivante, Barbara Fortin Saint-Pierre, n'était pas en mesure d'identifier son agresseur.

L'avocat de Laliberté, Me Alain Dumas, a tenté de démontrer que cet ADN avait pu se retrouver sous les ongles de la jeune femme une semaine plus tôt, alors qu'elle avait fumé un joint avec l'accusé, qu'elle connaissait. Et puis, le père de Pierre-Olivier Laliberté est venu témoigner pour dire que son fils se trouvait chez lui, à Cap-Rouge, au moment de l'agression.

Mais le jury n'a visiblement pas cru la thèse de la défense.

 
 
 
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