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Une histoire de recyclage qui coûte cher
Crédit photo : capture d'écran
Claudia Néron, TVA Nouvelles
Plateau-Mont-Royal
Une histoire de recyclage qui coûte cher

Un commerçant du Plateau-Mont-Royal, Jean Pruneau, ne sait plus quoi faire avec ses boîtes de carton. Il souhaite les recycler, mais les cols bleus refusent de les ramasser.

«Comme on fait du commercial, on met notre recyclage sur le trottoir le mercredi matin comme tous les commerçants sur Mont-Royal mais, les cols bleus refusent de les ramasser parce que notre porte se trouve sur Marquette. Quand on place nos boîtes sur Marquette, on nous dit que ça ne fonctionne pas puisqu'il s'agit d'une rue résidentielle. Tout le monde se relance la balle alors que nous, on essaie de faire notre part», explique le propriétaire de la boutique Vélo Branché.

Pour se débarasser enfin de ses boîtes de vélo vides, il les a mises aux poubelles.

Conséquence: il a reçu, à deux reprises, une contravention de 264$, frais inclus, pour avoir «jeté, déposé ou laissé des biens, des effets ou des marchandises sur le sol du domaine public».

Ce règlement sur la propreté s'applique notamment pour éviter que des citoyens ou des commerçants déposent des matières recyclables ou leurs déchets sur le trottoir en dehors des journées où une collecte est prévue. Selon l'interprétation de l'inspecteur qui a émis le constat, les boîtes de carton de M. Pruneau n'avaient pas leur place sur la chaussée le jour de la collecte des déchets.

Après avoir contesté, Jean Pruneau a réussi à faire annuler un des deux constats mais, il a quand même dû acquitter l'une des deux amendes en septembre dernier.

Mauvaise foi des cols bleus?

À l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, le porte-parole, Michel Tanguay, nous dit qu'à première vue, ce qui pourrait causer problème avec le recyclage de la boutique Vélo Branché c'est que ses boîtes en carton sont plus grosses que la normale.

La règle qui s'applique lorsque l'on dépose des matières recyclables, que l'on soit commerçant ou résidant, est la suivante: «les boîtes de carton doivent être aplaties et ficelées en ballots d'une longueur d'au plus d'un mètre et de 40 boîtes maximum.»

Jean Pruneau ne comprends pas pourquoi cette exigeance serait appliquée à son commerce seulement. «Je fais comme tous les autres commerçants de vélos de l'avenue Mont-Royal: je prends une boîte et je découpe toutes les autres pour qu'elle puisse entrer dedans. Pourquoi ça ne fonctionne pas dans mon cas» se questionne-t-il?

Un inspecteur des Travaux publics dépêché sur place en réponse à sa vidéo envoyée à Mon Topo lui a donné un élément de réponse. «Il m'a dit qu'il y avait un problème avec l'équipe de collecte en place, que celle-ci résistait en raison du surplus d'efforts généré par l'importante quantité de boîtes que l'on doit mettre au recyclage», rapporte le commerçant.

Cet inspecteur va toutefois se pencher sur son dossier pour tenter de trouver une solution et devrait le recontacter d'ici une semaine.

 
 
 
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