Quatre sympathisants des Rock Machine reconnus coupables de gangstérisme, une première au Canada

Première publication 15 février 2001 à 10h47
Mise à jour : 22 février 2001 à 17h18
Quatre sympathisants des Rock Machine reconnus coupables de gangstérisme, une première au Canada
Crédit photo : Archives TVA
Par SD
Dans une décision très attendue jeudi matin, quatre sympathisants des Rock Machine ont été reconnus coupables de gangstérisme au palais de justice de Montréal. C'était la première fois au Canada que la loi antigang était testée et c'est la première condamnation en vertu de cette loi.

Dans son jugement, le juge Jean-Robert Sansfaçon a conclu que les coupables (Philippe Coté, Mario Filion, Éric Leclerc et Simon Lambert) savaient qu'ils effectuaient leurs crimes pour le compte des Rock Machine. Ces «prospects» du groupe de motards travaillaient d'ailleurs sous les ordres de Peter Paradis, un membre en règle des Rock Machine devenu délateur.

En tout, huit motards faisaient face aux accusations, mais la moitié d'entre eux n'ont pas été reconnus coupables de gangstérisme. Néanmoins, les huit accusés ont tous été jugés coupables de diverses accusations relatives au trafic de stupéfiants.

Les motards ont pu être condamnés grâce au délateur Peter Paradis. C'est la première fois depuis plusieurs années que le témoignage d'un délateur conduit à un verdict de culpabilité au Québec.

L'avocat de la défense, Me Jacques Bouchard, affirme qu'il va lire le jugement de 150 pages avant de décider si lui et ses clients iront en appel.

Pour en savoir plus, vous pouvez écouter le reportage de Jean-François Guérin en RealVideo.

 
 
 
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