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Plusieurs athlètes québécois ont atteint leurs objectifs personnels dans le cadre des Jeux de Vancouver. Cette réussite leur a valu une récompense nommée «Lys d’Or», une initiative de TVA qui visait à souligner de belle façon leurs réalisations olympiques. En voici la nomenclature.
Comment ne pas amorcer ce résumé par celle qui nous aura fait passer par toute la gamme des émotions, après avoir traversé elle-même tout le spectre imaginable des sentiments?
En quelques jours, Joannie Rochette a goûté à la vie olympique, perdu sa mère dans des circonstances aussi cruelles qu'inattendues, repris l'entraînement, et effectué ses deux programmes sous une vitrine aux dimensions planétaires.
Médaillée de bronze, Joannie a non seulement atteint son Lys d'Or, puis réalisé son rêve olympique, mais elle est entrée dans notre légende sportive à tout jamais. Sa résilience et sa détermination lui auront valu le prix Terry-Fox, deux jours après avoir foulé la troisième marche du podium.
Et, pour couronner le tout, on l'a désignée comme porte-drapeau lors de la cérémonie de clôture... décision normale quand une histoire comme la sienne se transforme en quête symbolique.
Toujours en patinage artistique, deux autres Québécoises ont obtenu leur Lys d'Or. En danse, l'objectif de Jessica Dubé était le 7e rang. En compagnie de Bryce Davison, elle a pris le 6e rang. Quant à Annabelle Langlois, elle visait le 10e rang…elle a terminé 9e, en compagnie de Cody Hay
Le nouveau Boss des bosses
Le skieur acrobatique Alexandre Bilodeau a laissé une empreinte indélébile sur Vancouver 2010 quand, dès le premier week-end, il est devenu le premier Canadien de l’histoire à mériter une médaille d’or à des Jeux présentés au Canada. Inutile de dire qu'il avait obtenu son Lys D'Or, tout comme, la veille, sa compatriote Jennifer Heil, qui a remporté une médaille d’argent à la même épreuve.
Trois autres bosseurs ont fait mouche.
Chloé Dufour-Lapointe, dont l’objectif était un top 10, une cinquième place lui a fait enlever le Lys d’Or, haut la main.
Pierre-Alexandre Rousseau est tombé pile sur son objectif, une 5e place.
Et Maxime Gingras terminait 11e, une position de mieux que l’objectif fixé
Dans un registre identique, le prometteur Alex Harvey devait terminer dans le TOP 10 au 30 km de ski de fond. Le fils de Pierre Harvey a terminé 9e. Il a épinglé un deuxième Lys d'Or à son survêtement avec une 5e place dans le sprint par équipe, avec Devin Kershaw.
Toujours sur deux skis, mais avec une carabine en bandoulière, le biathlonien Jean-Philippe LeGuellec réussissait la meilleure performance canadienne de l’histoire en terminant 6e au sprint 10 km. Son objectif était un TOP 10 Pour compléter le département des athlètes sur deux lattes, en ski alpin, Anna Goodman visait une 20e position au slalom et elle a terminé 19e.
Chère Clara
En patinage de vitesse, le Lys d’Or de Clara Hughes, un podium, a été obtenu lors de sa dernière course olympique en carrière. Cette formidable athlète de Winnipeg et résidente de Glen Sutton en Estrie, a tiré sa révérence avec panache, elle qui est une des rares athlètes au monde (4 au total) à avoir remporté une médaille olympique tant aux Jeux d’hiver qu’à ceux d’été.
Chez les hommes, le Lys d'Or de Mathieu Giroux s'est matérialisé à la poursuite. Ce faisant, Giroux a eu la distinction d'être le premier médaillé québécois de la discipline, depuis Gaétan Boucher, en 1984.
À l'instar de Clara Hughes, c'est également à son chant du cygne que le planchiste Jasey-Jay Anderson a obtenu la consécration. C'était lors de l'avant-dernière journée des Jeux, un samedi doré où le Canada récoltait un record de trois médailles d'or dans la même journée. Anderson obtenait donc la seule décoration qui manquait à sa formidable carrière.
Courte piste, longue liste
Sur courte piste, beaucoup de québécois, NEUF et, conséquemment beaucoup beaucoup d’objectifs Lys d’Or, 24.
Chez les dames, Mariane St-Gelais, une recrue, et Tania Vincent, à 34 ans la doyenne de toutes les compétitrices de cette discipline à Vancouver, ont atteint leur objectif à deux reprises, tant sur le plan individuel que collectif. Quant à leur troisième coéquipière québécoise du relais, Kalyna Roberge, elle a profité de cette victoire d'équipe pour mettre la main sur un Lys d'Or.
Chez les hommes, en épreuves individuelles comme en relais, les nôtres sont passés chez le fleuriste pour quérir leur Lys d'Or. Charles Hamelin, deux fois, et son frère cadet François Hamelin, sans oublier Olivier Jean et François-Louis Tremblay, ce dernier, deux fois également. Du groupe, il faut souligner le fait que Charles Hamelin aura été le seul double médaillé d'or du Canada, à Vancouver.
Enfin, au hockey féminin, un cas unique : le Lys d’Or était non pas un podium…mais la médaille d’or, rien de moins. Ce qu’a réalisé la formation canadienne en battant les États-Unis en finale 2-0. Ainsi, les Caroline Ouellette, Gina Kingsbury, Marie-Philip Poulin, Sarah Vaillancourt et Catherine Ward ainsi que les gardiennes Charline Labonté et Kim St-Pierre remportaient leur Lys d’Or
Le principe du Lys d'Or
Relancé par TVA après avoir été institué dans le cadre des Jeux d’Été de Barcelone (1992) et de Lillehammer (1994), le Lys d’Or est autant un trophée qu’une marque de reconnaissance pour ces athlètes qui, faute de podium, revenaient au pays avec un sentiment d’échec.
Le principe du Lys d’Or se résume à peu près à ceci: Tous ne peuvent accéder à podium, mais le fait d’être 5e ou 8e au monde, ne doit pas être un déshonneur.
En plus du trophée, le Lys d’Or rapportait une bourse de 3000 $ à celui ou celle qui l’atteignait.
TVA Nouvelles