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Être médaillé olympique n’est pas synonyme de succès dans tous les sports. Parlez-en à quelques athlètes qui ont pu tester leurs coups de raquette face à la meilleure joueuse au pays, Aleksandra Wozniak, jeudi, au stade Uniprix.
La 50e raquette au monde a choisi une manière décontractée de mettre fin à un entraînement intensif de trois semaines à raison de sept heures par jour. Elle a échangé quelques balles avec les médaillés olympiques Charles Hamelin, Marianne St-Gelais, Kim St-Pierre, Caroline Ouellet, Tania Vicent et Danièle Sauvageau.
Wozniak va disputer coup sur coup les tournois de Stanford, de San Diego et de Cincinnati, avant de prendre part à la Coupe Rogers du 13 au 22 août, à Montréal.
«C’est une journée moins sérieuse que d’habitude. C’est toujours sérieux les entraînements, alors que là, c’est un peu plus relax, j’ai hâte de voir ce qu’ils sont capables de faire», a mentionné Wozniak.
Première fois
Pour le couple par excellence des derniers Jeux de Vancouver, Charles Hamelin et Marianne St-Gelais, il s’agissait d’une première expérience au tennis.
«Je n’ai pas hésité longtemps lorsqu’on m’a proposé cette activité. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de frapper des balles avec la meilleure joueuse de tennis au pays. J’apprends à chaque coup que je frappe. J’aime bien le tennis et je vais sûrement y jouer dans mes loisirs», a déclaré le double médaillé d’or en patinage de vitesse courte piste à Vancouver, qui a un penchant pour Roger Federer chez les hommes.
Pour sa conjointe, Marianne St-Gelais, l’expérience avec une raquette et une balle se résume à quelques coups échangés sur une plage avec son amoureux lors d’un voyage dans le Sud.
«C’est spécial de rencontrer une des meilleures joueuses au Canada, car nous, les athlètes québécois, n'avons pas souvent la chance de nous côtoyer. C’est "l’fun" qu’une activité comme ça soit organisée», a expliqué la double médaillée d’argent en patinage de vitesse courte piste, qui apprécie les talents de Maria Sharapova.
Retour dans le passé pour St-Pierre
Kim St-Pierre était l'une de celles qui se débrouillait le mieux avec une raquette, et pour cause. La gardienne de but de l’équipe féminine de hockey a déjà joué au tennis dans sa jeunesse.
«J’ai pratiqué plusieurs sports quand j’étais jeune, je jouais au hockey l’hiver et au tennis l’été. Ensuite, j’ai pratiqué le softball et le soccer et j’étais souvent partie pour les tournois, alors j’ai un peu mis le tennis de côté. C’est peut-être ces deux sports qui m’ont fait pencher pour un sport d’équipe. L’habitude est quand même vite revenue et ce n’est pas tout les jours qu’on peut avoir les conseils d’une joueuse professionnelle», a observé celle qui a remporté la médaille d’or au hockey à Vancouver.
Début de saison difficile
Aleksandra Wozniak n’a pas connu le début de saison qu’elle espérait, elle qui voulait se classer parmi les 20 meilleures joueuses au monde.
«J’ai connu six mois difficiles, c’était dur sur le moral et j’avais un peu perdu la passion du tennis. On avait changé des aspects de mon jeu avec mon ancien entraîneur et ça n’a pas fonctionné. Je suis alors revenue avec Christian Kordasz, avec qui j’avais travaillé en 2008 lorsque j’ai gagné à Stanford, et j’ai tout de suite vu un changement positif», a déclaré Wozniak.
Confiance retrouvée
L’athlète de Blainville a livré une bonne bataille à Jelena Jankovic (quatrième au monde) lors du tournoi de Wimbledon, où elle s’est inclinée en trois manches de 4-6, 6-2, 6-4.
«J’ai retrouvé ma confiance pendant le tournoi de Roland-Garros, contre Elena Dementieva, alors qu’on a eu de longs échanges et beaucoup de bris. Christian a changé la technique dans mon jeu ainsi que la stratégie. J’étais trop agressive avant. Je suis quasiment au meilleur de ma forme et je n’ai aucune blessure, alors je suis confiante de bien faire lors des prochains tournois», a relaté Wozniak, qui veut terminer sa saison sur une bonne note. Aleksandra Wozniak compile un dossier de 14-15 jusqu’ici en 2010.
(Agence QMI)