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Patrick Roy a convoqué ses hommes au terme de l’entraînement matinal pour officialiser le tout. Ceux-ci s’étaient prononcés la veille par un vote individuel et c’est sans surprise, mais avec grande fierté, que Tam a accueilli la décision.
«Je suis très content, parce que les Remparts me tiennent à cœur et qu’être capitaine de cette équipe-là, c’est gros. C’est avec ces gars-là et pas ailleurs que je veux gagner», s’est exprimé l’arrière, après avoir appris sa nomination.
Figure fort appréciée dans le vestiaire, Tam reconnaît que ce n’était qu’une formalité, mais il ne prend pas moins sa mission au sérieux pour autant.
«Je m’étais promis d’être un bon leader cette année, que je sois adjoint ou pas. Il y a plusieurs gars qui n’ont pas été choisis et qui sont de bons leaders naturels de toute façon» - Mikaël Tam |
Leçons retenues
Aux yeux du général des Remparts à la ligne bleue, les carences de leadership maintes fois décriées par Roy au cours de la dernière saison ne sont pas près de se reproduire sous son régime.
«C’est sûr qu’on a tous appris des choses. Quand ça allait moins bien l’an passé, personne n’avait tendance à se lever. Si ça arrive encore, quelqu’un doit prendre la parole et mettre les choses au clair. On veut une attitude différente. «On ne sera peut-être pas le Junior de Montréal cette année, mais on fait certainement partie du top 5 des équipes», a tranché celui qui amorcera sa quatrième campagne à Québec.
Adjoints comblés
Aux côtés de Tam, Joël Champagne est un habitué dans le rôle d’adjoint. Il a obtenu ce privilège à ses trois précédentes destinations, Chicoutimi, Victoriaville et l’Île-du-Prince-Édouard. Même à titre de nouveau venu pour la cuvée 2010-2011, il fallait aussi s’y attendre.
«Je ne peux pas dire que je suis surpris, mais c’est le fun de savoir que les joueurs ont voté pour moi. Il faut que je montre l’exemple et la meilleure façon, c’est d’être là autant quand ça va mal que quand ça va bien, autant sur la patinoire qu’à l’extérieur», a-t-il constaté.
De son côté, Ryan Bourque estime que tous, même ceux qui ne porteront pas les fameuses lettres sur le chandail, devront mettre l’épaule à la roue.
«Je m’étais promis d’être un bon leader cette année, que je sois adjoint ou pas. Il y a plusieurs gars qui n’ont pas été choisis et qui sont de bons leaders naturels de toute façon. Si on réussit à joindre une belle éthique de travail à notre talent tous les jours, ce sera une combinaison mortelle», a-t-il souri.
(Journal de Québec)